• Parutions C. Malaplate

     

     MUSIQUE

    mettez le son

     

     

     

    Parutions Christian Malaplate :

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    Parutions C. Malaplate :

     

    LIVRES

    Christian MALAPLATE Poète

     

     

     

    Parutions C. Malaplate

    Poème extrait de ce recueil 

    -------

     

    Des autels d’espérance

    Sur le fil de l’horizon, le soleil glisse peu à peu en coloriant l’océan d’un rouge feu.

    Je tisse des fils d’argent sur la peau des mots avec un langage voilé.

    Je marche toute la nuit dans le grand silence noir en rythmant mes pulsations.

    Je dépose ici ou là les petites douleurs journalières parce que je n’écoute plus mon corps.

     

    J’entre dans un chant venu d’ailleurs en captant les mystérieux courants de force.

    Je me situe dans l’accord avec le présent au travers d’une forêt de symboles.

    Je veux peindre les éclats émotionnels dans le fondement des couleurs ciselées

    Pour donner à mon jardin intérieur des instants allégoriques.

     

    Les vibrations de l’âme changent les mouvements du corps

    Pour mieux espérer les phases de la vie dans la résonance du silence.

    Loin des miroirs sphériques il y a un temps pour l’enracinement et l’arborescence.

    L’espérance engrange la lumière et les récoltes minutieuses.

     

    L’heure des associations arrive dans une parfaite fluidité.

    Les mains dessinent de graduelles notes et s’invitent autour du feu.

    Me voilà transporté par les eaux de l’alchimie intérieure vers une terre nouvelle.

    Avec l’encre de la nuit je navigue au creux de l’horizon.

     

    La lumière du jour efface lentement ma nuit protectrice

    Pour me laisser boire tous les sucs et toutes les sèves de mon jardin secret.

    Lentement l’océan avale les ombres triangulaires et les signes éphémères du vent

    Pour laisser place à des autels d’espérance et des petites envolées lyriques.

     

     Parutions C. Malaplate :

     

     

    Parutions C. Malaplate :

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    Livres actuellement disponibles :

    Librairie Sauramps – Montpellier

    et possibilité de les commander directement à mon domicile -

     Parutions C. Malaplate :

    Parution 2007 – Prix 5 euros

     *

    (extrait du poème Le soleil des solitudes)

     

    Le soleil des solitudes est entré en moi en me nourrissant :

    De longues lectures à déchiffrer, de la science du beau, de pensées délirantes,

    De rêves oniriques, de musiques profondes et de peurs ancestrales.

    Il m’imprègne de ses métamorphoses qui appartiennent à l’élémentaire,

    Au règne sauvage des forces telluriques et célestes, à l’alpha et à l’oméga.

                                                                                                                                         

    Le soleil des solitudes est entré en moi au travers de mes codes génétiques et chromosomiques.

    Il m’adresse des testaments vivants, et des messages des mondes antérieurs.

    Il est dans la respiration et dans l’inspiration des rumeurs lointaines.

    Il hume les vapeurs des sensibilités séculaires.

    Il me baigne dans les ondes murmurantes d’un passé reculé.

     

    Le soleil des solitudes est entré en moi en charriant les eaux de la nuit des temps.

    Cette eau qui témoigne de la création du monde,  du commencement de tout.

    Elle deviendra plus tard un symbole de purification et de baptême.

    Elle transporte toutes les passions, et épure tous les ferments de discordes.

    Elle sauve l’arche d’alliance et elle reflète sans fin les couleurs de l’arc-en-ciel.

     

    Parutions C. Malaplate :

    L’aube du long voyage (Editions Les Versants Imaginaires -2008) :

     Parutions C. Malaplate :

    Parution 2008 – Prix 5 euros

     


    (extrait du poème L’aube des temps)


    Les mots ont une démarche, un itinéraire, un objectif. Ils définissent des territoires.
    Avec les mots, je peux ouvrir la page de mes faiblesses, de mes insuffisances, de mes illusions.
    Les mots tracent une source dans nos veines et sèment dans l’argile.
    Ils deviennent des offrandes à l’aube du cœur silencieux.
    Ils brûlent les idoles et font surgir la lumière des hommes.

    Les mots voyagent souvent dans l’extrême douceur des choses ou vers les bûchers de lumière.
    Ils prennent des voiles de pudeur ou des flots ivres de la nuit,
    Et vont déployer leurs ailes dans la forêt des miroirs.
    Les mots ont un corps qui se déplie lentement dans le pli rude de la nostalgie.
    Ils font aussi les moissons et vendent parfois du sable.
    Les mots grandissent et font de la musique, quand on les secoue.
    Ils deviennent des livres ouverts sur les genoux de la nuit.
    Ils étreignent le vent et la poussière. Ils attendent la caravane des épices et des parfums.
    Les mots apprennent à voir et captent les traces des volontés souveraines.
    Les mots circulent entre les mémoires et les livres, investissent les langues et traduisent les silences.

     

    Parutions C. Malaplate : 

     

    La rose lactescente des matins vaporeux (Editions Les Poètes Français) :

    Parutions C. Malaplate :

    Prix Victor HUGO 2009 – Parution 2010 – Prix 5 euros

    Parutions C. Malaplate :

    Lors de la remise du Prix Victor HUGO 2009 – Panthéon tombeau de Victor HUGO -

     

    Parutions C. Malaplate :

                                                                                                    Remise du Prix Victor HUGO – 2009 – Paris -


    (Poème extrait du recueil)


    LA PALMERAIE


    J’écoute le monde dans la douceur d’une palmeraie entourée de sable ocre.
    Le minéral et le végétal vibrent dans la splendeur d’un soleil ardent.
    La nuit, le silence est extraordinaire. Rien ne la trouble.
    La lune semble effleurer les courbes des dunes. Elle fait onduler les ombres.

    Les aubes légèrement humides donnent des aurores incandescentes.
    L’eau des puits, qui coule dans les rigoles de terre des jardins exubérants,
    Donne une constante fraîcheur et des milliers de dattes bien sucrées.
    Je vis au rythme des odeurs florissantes et des herbes grimpantes.

    Ici, le chant des oiseaux glorifie le verger de musique et l’abondance des palmes.
    Le vent aime à caresser les longues feuilles et parfois à ébouriffer les fleurs odorantes.
    Je ne connais pas la solitude, ni les dérives angoissées des matins blêmes.
    Je ne me bâtis pas de futur approximatif. Seulement je regarde pleinement le présent.

    Je respecte quotidiennement la parole et les teintes des mots.
    Tout au long du jour, les couleurs épousent harmonieusement l’érubescence de l’erg.
    Des dromadaires au ventre roux, attendent paisiblement le départ de la caravane.
    Les hommes palabrent sous des tentes bédouines et boivent du thé à la menthe.

    Le Dieu est universel. Il est aussi sur la longue piste accompagnant les méharées.
    Les prières voyagent parmi les bastions volcaniques du Tibesti, les vastes plateaux
    Aux contours érodés, les sillons secs des oueds, et les rares points d’eau permanents.
    Un vent chargé de sable ou de poussière se déploie sur plusieurs milliers de kilomètres.

    Des villes mortes surgissent dans le lointain et des roches patinées par l’évaporation du sel
    Forment d’étranges silhouettes pleines de légendaires aventures et de traces oxydées.
    Quelques rares acacias et maigres buissons piquettent le désert par endroit.
    L’incessant mouvement du sable exhume souvent de mystérieux souvenirs du passé.

    La lumière du crépuscule farde d’un rouge orangé les pinacles de grès du Tibesti.
    Les âmes et les esprits errent dans un chaos surnaturel parmi les flèches de basalte.
    L’air y est tellement sec qu’il permet de distinguer au loin des signes de vie.
    Tout est aussi miroir dans ce désert paré d’une beauté grandiose et indéfinissable.

    MONTPELLIER
    20 septembre 2008 D’après des notes prises au Sahara.

     

     Parutions C. Malaplate :

     

    Les cercles immuables des prairies de l’âme (Editions Les Poètes Français) :

     Parutions C. Malaplate :

    Grand Prix de la ville de Châteauneuf du Pape 2010 – Parution 2010 – 5 euros

     

    (Poème extrait du recueil)

    Je suis un voyage de la nuit

    Je suis un voyageur de la nuit qui marche sur les toiles des songes.
    Je parcours les reliefs des métaphores comme un navigateur sans boussole.
    Dans les couloirs du temps nocturne passent des images métamorphosées
    Qui viennent des lointains recoins de mon âme, et qui étalent des paysages pastel
    Avec parfois de grands halos laiteux baignés d’une aura de mystère.

    Je suis un voyageur de la nuit qui ne compte pas les étoiles mais qui suit
    Lentement la voie lactée, les lueurs spectrales et les éclats lunaires.
    Je parcours les veines profondes des rives du fleuve du temps.
    Dans les cartographies pérennes de la nuitée qui abolit tout,
    Se dessinent les contours des îles désertes et les terres incultes.

    Je suis un voyageur de la nuit qui longe les quais brumeux
    Et les embarcadères où s’entreposent les marchandises tropicales.
    Je parcours des lieux de silence et des havres de l’esprit.
    Je cherche toujours les jalons pierreux qui mènent aux autels reliquaires
    Et aux sillons dorés des moissons qui donneront la nourriture du corps mémorable.

    Je suis un voyageur de la nuit qui cherche les traces des premiers feux,
    Des premières incantations et des premières créations argileuses.
    Je parcours les nuages porteurs de semence et les grands vents talismaniques,
    Les miroirs des limbes, les musées imaginaires et les steppes épineuses.
    J’entends venir les chants de carnaval dans le grand balancement des lanternes.

    Je suis un voyageur de la nuit dans le dédale infini des rêves obsédants,
    Des ébauches rudimentaires, des douleurs lancinantes et des amours inclinées.
    Je parcours les petites aventures près des tonnelles fleuries et des haies odoriférantes.
    Les attrayantes illusions donnent à la nuit profonde la science du bien et du mal,
    Et convergent vers les cycles immuables des prairies de l’âme.

    Parutions C. Malaplate :

    Remise des prix Mairie de Châteauneuf du Pape

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Un coin de vie près de la porte du temps (Editions Les Versants Imaginaires)

    Poèmes et carnets de route :

    Parutions C. Malaplate :

    Premier Prix aux rencontre poétiques francophones à Bruxelles – Parution 2011 – 5 euros-

     

    Dans carnet de route :
    Des nuages blancs au thé sublime : carnet de route de l’Inde au Népal
    La montée dvers les neiges éternelles : de Kathmandou à l’Annapurna
    (un court extrait )
    « …Dépasser le SAMSARA
    On rencontre beaucoup de chörtens : sorte de tourelles à trois éléments superposés : cube, sphère, cône qui symbolisent l’omniprésence de BOUDDHA.
    Ce qui me frappe tout au long de cette randonnée, c’est de voir cette jovialité qui, malgré la rudesse de la vie, ne quitte pas les habitants de ces contrées extrêmes.
    Le dernier soir de la randonnée, je fais part de mes observations à un haut dignitaire tibétain qui me répond en souriant :
    -« Là où règne le dharma – l’ordre des choses – la loi qu’enseigne Bouddha, c’est la jovialité, l’humour. Malgré la vie rude, nul doute que ces traits de caractère s’enracinent profondément dans la philosophie bouddhique. Celle-ci enseigne que les désirs, liés à une perception myope, illusoire, de la réalité du monde et de soi-même, sont l’origine de la souffrance. Les transcender par la méditation et la compassion envers autrui est l’unique moyen de supporter le passage terrestre et d’atteindre la libération, la sérénité absolue. C’est la seule manière de dépasser le samsara (le cycle des morts et des naissances successives). »
    Et, pour les Bouddhistes de l’HIMALAYA, chaque acte quotidien tend vers ce but. J’ai pu le constater.
    Le paysage lui-même amplifie cette approche mystique : squelette brut de la terre dépouillée de la végétation, solitudes silencieuses et transparences des lumières.
    Cette immensité se trouve gonflée par le souffle des trompes de prières dès la naissance du jour. Nous sommes près des cieux.
    OM MANI PADMA HUM ! (Prière sacrée) »

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Les harpes du vent sur les chemins secrets des nuages (Editions Les Versants Imaginaires) :

    Parutions C. Malaplate :

    Grand Prix de la Ville de Pau – Parution 2012 - 5 euros –

     

    (Poème extrait de ce recueil)

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.


    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    Mon île noire, entre les vapeurs marines, s’éloigne loin des récifsT.
    J’entre dans la haute mer au moment où les étoiles pavoisent mon désespoir.
    L’étreinte obscure se mêle à la longue houle tiède qui agite l’étrave.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    La lueur du phare dessine encore quelques silhouettes éphémères.
    L’écume se charge de donner une collerette aux vagues impassibles.
    Les murmures montent et descendent. Ils traînent des grains de sable.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    Les fleurs maladives s’en sont allées au gré du vent nouveau.
    Les ombres houleuses de ma tête commencent à passer par-dessus bord.
    J’ai ferraillé longtemps avec mes contradictions pour obtenir un silence azuré.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    Des albatros majestueux effleurent les eaux miroitantes.
    Ils poursuivent leur route vers des terres qui hument les orages.
    Je vogue, à l’heure tendre du hasard, au rythme des voilures.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    J’ai maintenant tracé ma route au cœur fertile de la mer.
    J’arpente un ciel infini avec un sextant tout couvert de légendes marines.
    J’entends ton chant d’amour comme un baiser sur un bouton de rose.

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Pour un prélude baroque parmi les clairières du ciel (Editions les Versants Imaginaires)
    -Poèmes- Contes -Nouvelles -

    Parutions C. Malaplate :

     Parution 2013 – 10 euros –

     

    (-extrait poème du recueil) :


    Il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous dans le déroulement du temps


    Il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous dans le déroulement du temps
    Parmi les étranges regards des nuits sans lune jusqu’aux matins plein de givre.
    Les âmes de la nuitée longent les venelles des cités de pierre rouge et des dentelles de lumière.
    Les ombres du tourment passent sur des visages empreints de doute et de révolte.
    Dans les détours d’une route inconnue, le silence des mots dépouille le charnel.

    Il faut écouter la voix profonde du vent dans la transhumance des nuages.
    Il faut chercher la couleur de la pluie dans le baume de nos souffrances.
    La nuit doit être anoblie pour que nos rêves ne heurtent pas des murs sombres.
    Dans sa robe de verdure, la pesanteur des passions infimes envoie des signes éclatants.
    Parfois le torrent trouble nos fontaines et le reflet de nos musiques lointaines et traversières.

     

    Parutions C. Malaplate :

     


    TRACES de LUMIERE Carnets radiophoniques (2005 – 2012)
    Editions Les Versants Imaginaires
    Prix 10 euros

    Parutions C. Malaplate :

    L’émission TRACES de LUMIERE
    Elle a pour but :
    De faire découvrir des poètes, des écrivains, des musiciens, des peintres, des personnages connus, inconnus ou méconnus qui par leurs quêtes, laissent dans nos vies des traces…de lumière.
    D’aller à travers mes carnets de route, à la rencontre d’autres religions, d’autres peuples, d’autres paysages, d’autres regards, d’autres présences…
    Dans mes carnets radiophoniques, j’ai noté toutes ces rencontres poétiques, musicales et picturales qui m’ont beaucoup marquées. Parmi mes notes prises, je vais à la découverte de la voix du poète qui se nourrit des sillons de la terre. L’émission est surtout axée sur la poésie en grande partie.

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Les corolles du temps Editions Les Poètes Français
    Prix 15 euros

     Parutions C. Malaplate :

    Mes yeux se sont posés sur toi

    Mes yeux se sont posés sur toi avec la passion qui devient une ronde
    Qu’accompagnent tes jambes de lumière et quelques lettres irisées.
    J’ai longtemps brûlé en silence avec l’espoir que ma bouche erre sur la tienne.
    La lune donne des nouvelles de mes rêves en laissant couler des larmes
    Dans les limites du ciel entre l’abri et la consolation pour aller vers le sud.

    Je tente de semer ma voix parmi les pluies annonciatrices
    Qui laveront les peines contagieuses et qui piétineront les vents nerveux.
    Le soleil mouille aussi le bonheur et la beauté chante la nuit.
    Sur les planches du jour les femmes nocturnes gardent leur candeur.
    Elles posent sur les petites branches vertes des perles de rosée.

    Les lèvres collées à l’univers je montre les couleurs du rêve
    Parmi quelques petites miettes d’une conversation amoureuse.
    J’écris sur les roses le nom de cette femme qui joue des valses douces
    Sur un piano jusqu’aux heures hautes au moment où les fleurs
    Donnent de l’or aux abeilles tout près d’un fleuve d’eau vive.

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Feuilles de route sur la chevelure des vagues Editions Les Poètes Français - 2016
    Grand Prix de la ville d’Oloron Sainte-Marie aux Jeux Floraux du Béarn –
    Pau novembre 2015 – 15 euros -

    Parutions C. Malaplate :

    Dans Feuilles de route sur la chevelure des vagues - Des poèmes et des feuilles de route
    La montée vers les neiges éternelles (Annapurna Népal) - Shan (moine tibétain) - Une feuille de route indienne (Inde) - Sur la route des Cévennes - Le porteur de mémoire - Feuilles de route saisonnières (Conques) - Le temps de l’éveil (Cordes en Ciel)

    Recension : Christian Malaplate - « Feuilles de route sur la chevelure des vagues. » Editions les Poètes français. » - 2016 - format 15x21- 83 pages.

    Indéniablement il s’avère nécessaire d’aborder l’ouvrage de Christian Malaplate « Feuilles de route sur la chevelure des vagues. »- comme un long carnet de voyage où déferlent les images et émotions noyées de brume et d’écume.
    C’est un livre de bord consignant les phases de vie et d’expérience.
    Christian Malaplate joue sur la force et l’agencement des mots dont la trame révèle une richesse extrême.

    Le verbe est ciselé comme un bijou d’Ispahan. L’écriture impose sa couleur, le langage est presque d’un autre temps. Nous voguons entre poésie, légendes et narration. Ce besoin de conter, cette volonté narrative en arrivent parfois à faire que la poésie se retrouve au second plan.
    Environné des poèmes et textes de Christian Malaplate, je me sens dans la bibliothèque d’un érudit, d’un philosophe ou d’un moine copiste environner de parchemins enluminés.
    L’allégorie même de l’esprit d’un lettré de haute connaissance.
    « .../...parmi les enluminures et les sombres cloîtres. »
    « Où s’agglutinent les tableaux familiers dans une bibliothèque pleine d’anticipation. »
    Notre poète joue avec l’étrange, le mystère, les ambiances insolites en rendant hommage à la mémoire.
    « Il y a des fleurs maladives qui chantent des poèmes d’amour mystiques. »
    Le voyage se poursuit dans un univers fantastique, irréel ou l’on ne discerne plus la part du réel et celle de l’imaginaire. Nous côtoyons un mysticisme latent, la formule alchimique n’est jamais très loin.
    « Parmi les teinturiers de la lune et leur étrange alchimie. »
    Christian Malaplate sait souligner les aspects fragiles de la vie, les humbles instants de bonheur et de plaisir, le souffle léger de la femme aimée sur l’épaule dénudée, le jus parfumé des fruits de l’amour.
    L’amour recèle ici des effets de magiques métamorphoses.
    « L’amour, dans nos moments intimes, modelait nos corps. »
    Une poésie nourrit de réflexion qui nous transporte haut et loin. Sorte de panthéisme latent, la proximité avec la nature est évidente, je dirais même incontournable, car que serait l’homme sans elle, sans cette fabuleuse fusion universelle ?
    Rien ! Il n’existerait même pas.
    Cependant son orgueil et sa suffisance aveugles font qu’il a tendance à oublier l’enjeu, sciant dans son acte irresponsable la branche sur laquelle il est assis, tout en piétinant le jardin qui le nourrit.
    Il est fréquent chez Christian Malaplate d’écrire sur les traces du rêve, de nourrir son encre de symboles universels, des sèves de la nature, il tente de fixer l’éphémère en quelques vers.
    Il demeure attentif aux chuchotements de la nuit, aux chants des étoiles et aux murmures des arbres séculiers. Il s’exile tel un poète ermite dans ses grands espaces de paix et de solitude intérieure :
    « Je pars en suivant les empreintes de la terre et le baiser du vent.../... »
    « Pour retrouver la confiance du monde extérieur. »
    La nuit occupe une place prépondérante dans la poésie de Christian Malaplate, elle est révélation, se fait vectrice d’images indéfinies, le noir devient lumière, éclat d’écume et sel légendaire. Par la poésie ce dernier retour à la substance mère, il y poursuit sa voie initiatique, une quête conviant à l’harmonie.
    Bien au-delà des religions, des dogmes infantiles, des semons aliénants, il caresse la philosophie, la sagesse indienne afin de se préserver au mieux des apparences et du paraître.
    Christian, Malaplate côtoie les interrogations métaphysiques, interroge l’universel et les lois cosmiques autant que puisse.
    Sans oublier la question suprême et incontournable de la création, du mystère de l’humanité.
    Est-ce « Dieu » qui créa l’homme ou plutôt l’homme qui s’inventa des «dieux » ou un « Dieu » ? Par nécessité de référence à des forces supérieures.
    L’interrogation demeure en suspend ! Qui en possède la clé ? Les poètes peut-être par instinct ou intuition.
    Avec humilité Christian Malaplate ouvre une voie, qu’importe la finalité, il chemine. Le carnet de route à la main avec l’extrême conscience de notre fragilité humaine. L’interrogation oscille entre le Taj Mahal une des merveilles universelles et l’ombre d’une grande âme indienne Rabindranath Tagore rôde, la symbolique ésotérique du Khajurâho interroge, ainsi que le mystère sacré de Bénarès qui nous ouvre les portes du nirvana.
    Retour aux sources de la sagesse, du bon sens des philosophies indiennes. Force est de constater que pour l’heure depuis Ghandi, Tagore, Aurobindo, Krisnamurti, notre siècle est en perte de valeurs, d’idéaux et de repères identitaires dont nous aurions de plus en plus besoin.
    Devenu porteur de mémoire Christian Malaplate cherche le vrai «-dieu » d’amour, l’espoir demeure il porte en lui un futur à construire, mais pourrait-il réellement l’ériger.
    En ce temps d’éveil et d’interrogation une réponse possible se trouve-t-elle peut-être dans le symbole eucharistique.
    En mémoire de son grand père ayant perdu toute certitude en l’homme après un passage en enfer de quatre ans 1914-1918 sur le tristement célèbre -«-Chemin des Dames. » que je connais très bien et où l’herbe un siècle plus tard n’a pas toujours repoussée partout.
    «J’ai surtout perdu mes certitudes en l’homme et je cherche toujours un dieu d’amour. »
    Mais confiant en l’acte de poésie notre porteur de mémoire, Christian Malaplate poursuit ses rêves et chimères.
    L’œuvre continue, le meilleur restant à venir et nous l’attendons !


    Michel Bénard.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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