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     MUSIQUE

    mettez le son

     

     

     

    Parutions Christian Malaplate :

    Parutions Christian Malaplate :

    Parutions C. Malaplate :

     

    LIVRES

    Christian MALAPLATE Poète

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    La danse des mots silencieux parmi l’âme des pierres -Editions Les Poètes Français 

    Parution septembre 2018 -Prix 18 euros 

    Parutions C. Malaplate

     

    J’écris avec mon sang

    J’écris avec mon sang 

    Dans le cri et dans le silence 

    Un nom vaste comme la lumière. 

     

    Je cherche les tendresses du vent 

    Pour boire la rosée de tes yeux 

    Au-delà du temps. 

     

    Parmi les remous et les pierres 

    Je vois fondre les ombres 

    De chaque forme de vie. 

     

    Je guette un signe, une lumière 

    Tant ta plus secrète blessure 

    Ignore la grâce de ton sourire. 

     

    Je pose mes pensées pour mieux t’appeler 

    Malgré le creux de la vague 

    Pour que tu ramènes l’amour vers son origine. 

     

    Je suis dans un cercle de solitude 

    Et je sens ta griffe me labourer de traits de feu. 

    Elle m’attire et elle m’effraie. 

     

    Je ne peux plus te prier. 

    J’ai le cœur si vide et l’âme si nouée. 

    Tant est lourde ma peine. 

     

    Chaque pas, chaque geste me fait mal 

    Et mon cri intérieur s’élève 

    Au cœur d’un silence nocturne. 

     

     J’écoute le cantique d’un oiseau libéré 

    Tout en haut de la ramée. 

    La  vie coule dans la houle des feuillages. 

     

    Je n’ai que toi au cœur 

    Je n’ai que toi aux lèvres. 

    Je t’invoque dans les choses familières. 

     

    Je te lis dans les nuages 

    Dans les lignes des visages 

    Et dans les sursauts de la terre. 

     

    Mes mots sont sans doute trop pâles   Dans ta robe solaire 

    Pour déceler d’infimes présences   J’ai vu palpiter les étoiles 

    Et l’onction d’un mystère.    Et le pain des promesses. 

     ***************************************************************

    Sur la pierre du lavoir

    Sur la pierre du lavoir j’entre dans un cercle de naissance et de mort. 

    Des mystères se cachent ici parfois dénués de sens. 

    Je côtoie des plaisirs illusoires de ce monde tout au long du chemin 

    Tout garni de buisson en fleurs tout près des limites du désir. 

     

    Il y a du vrai ou du faux tout dépend de la mesure de l’effort 

    Quand on ramène son regard vers l’intérieur de soi. 

    Les espoirs trompeurs doivent nous rendre indifférent à la louange et au blâme. 

    Quand  la voix appelle du dedans la lampe de la foi brûle même dans le vent.  

     

    Il faut croire qu’il est possible de tenir le vent dans la paume de sa main 

    Comme on peut voir le soleil dans l’obscurité de la nuit. 

    Parce que l’âme contrôle le souffle sur la voie qui mène à la lumière.  

    Alors on n’éprouve plus de soif ou de faim puisqu’on vient de traverser le vide.

     **********************************************************************

    Dans un vieux carnet écorné

    Dans un vieux carnet écorné, j’ai jeté des mots en désordre 

    Pour dire la forme des nuages, le sens du vent et de la pluie, 

    Et même les couleurs qui passent sous le miroir de la lune. 

     

    Sur la ligne sans fin de l’horizon, 

    J’ai vu une légion de souvenirs  

    Parmi des veines sombres et des fêlures argentées. 

     

    Dans ta façon d’être au monde, 

    Je retrouve un parfum d’encre et de liberté 

    Pour un concerto à quatre mains. 

     

    La naissance du sentiment naît 

    Là où se croisent les voix de la nuit 

    Et le poids d’un nuage. 

     

    Dans les frémissements des cieux 

    Le saut de l’ange pour atténuer 

    Le duel des faussaires. 

     

    Les initiés tissent des légendes 

    En représailles des noces meurtries 

    Et des damnés de l’asphalte. 

     

    La révolution d’un amour rouge 

    Dans la cité des méduses 

    Prend le large au bout du fleuve de vie. 

    Christian Malaplate 

     

    Parutions C. Malaplate

     

    Parutions C. Malaplate

    Poème extrait de ce recueil 

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    Des autels d’espérance

    Sur le fil de l’horizon, le soleil glisse peu à peu en coloriant l’océan d’un rouge feu.

    Je tisse des fils d’argent sur la peau des mots avec un langage voilé.

    Je marche toute la nuit dans le grand silence noir en rythmant mes pulsations.

    Je dépose ici ou là les petites douleurs journalières parce que je n’écoute plus mon corps.

     

    J’entre dans un chant venu d’ailleurs en captant les mystérieux courants de force.

    Je me situe dans l’accord avec le présent au travers d’une forêt de symboles.

    Je veux peindre les éclats émotionnels dans le fondement des couleurs ciselées

    Pour donner à mon jardin intérieur des instants allégoriques.

     

    Les vibrations de l’âme changent les mouvements du corps

    Pour mieux espérer les phases de la vie dans la résonance du silence.

    Loin des miroirs sphériques il y a un temps pour l’enracinement et l’arborescence.

    L’espérance engrange la lumière et les récoltes minutieuses.

     

    L’heure des associations arrive dans une parfaite fluidité.

    Les mains dessinent de graduelles notes et s’invitent autour du feu.

    Me voilà transporté par les eaux de l’alchimie intérieure vers une terre nouvelle.

    Avec l’encre de la nuit je navigue au creux de l’horizon.

     

    La lumière du jour efface lentement ma nuit protectrice

    Pour me laisser boire tous les sucs et toutes les sèves de mon jardin secret.

    Lentement l’océan avale les ombres triangulaires et les signes éphémères du vent

    Pour laisser place à des autels d’espérance et des petites envolées lyriques.

     

     Parutions C. Malaplate :

     

     

    Parutions C. Malaplate :

     Parutions C. Malaplate :

     

    Livres actuellement disponibles :

    Librairie Sauramps – Montpellier

    et possibilité de les commander directement à mon domicile -

     Parutions C. Malaplate :

    Parution 2007 – Prix 5 euros

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    (extrait du poème Le soleil des solitudes)

     

    Le soleil des solitudes est entré en moi en me nourrissant :

    De longues lectures à déchiffrer, de la science du beau, de pensées délirantes,

    De rêves oniriques, de musiques profondes et de peurs ancestrales.

    Il m’imprègne de ses métamorphoses qui appartiennent à l’élémentaire,

    Au règne sauvage des forces telluriques et célestes, à l’alpha et à l’oméga.

                                                                                                                                         

    Le soleil des solitudes est entré en moi au travers de mes codes génétiques et chromosomiques.

    Il m’adresse des testaments vivants, et des messages des mondes antérieurs.

    Il est dans la respiration et dans l’inspiration des rumeurs lointaines.

    Il hume les vapeurs des sensibilités séculaires.

    Il me baigne dans les ondes murmurantes d’un passé reculé.

     

    Le soleil des solitudes est entré en moi en charriant les eaux de la nuit des temps.

    Cette eau qui témoigne de la création du monde,  du commencement de tout.

    Elle deviendra plus tard un symbole de purification et de baptême.

    Elle transporte toutes les passions, et épure tous les ferments de discordes.

    Elle sauve l’arche d’alliance et elle reflète sans fin les couleurs de l’arc-en-ciel.

     

    Parutions C. Malaplate :

    L’aube du long voyage (Editions Les Versants Imaginaires -2008) :

     Parutions C. Malaplate :

    Parution 2008 – Prix 5 euros

     


    (extrait du poème L’aube des temps)


    Les mots ont une démarche, un itinéraire, un objectif. Ils définissent des territoires.
    Avec les mots, je peux ouvrir la page de mes faiblesses, de mes insuffisances, de mes illusions.
    Les mots tracent une source dans nos veines et sèment dans l’argile.
    Ils deviennent des offrandes à l’aube du cœur silencieux.
    Ils brûlent les idoles et font surgir la lumière des hommes.

    Les mots voyagent souvent dans l’extrême douceur des choses ou vers les bûchers de lumière.
    Ils prennent des voiles de pudeur ou des flots ivres de la nuit,
    Et vont déployer leurs ailes dans la forêt des miroirs.
    Les mots ont un corps qui se déplie lentement dans le pli rude de la nostalgie.
    Ils font aussi les moissons et vendent parfois du sable.
    Les mots grandissent et font de la musique, quand on les secoue.
    Ils deviennent des livres ouverts sur les genoux de la nuit.
    Ils étreignent le vent et la poussière. Ils attendent la caravane des épices et des parfums.
    Les mots apprennent à voir et captent les traces des volontés souveraines.
    Les mots circulent entre les mémoires et les livres, investissent les langues et traduisent les silences.

     

    Parutions C. Malaplate : 

     

    La rose lactescente des matins vaporeux (Editions Les Poètes Français) :

    Parutions C. Malaplate :

    Prix Victor HUGO 2009 – Parution 2010 – Prix 5 euros

    Parutions C. Malaplate :

    Lors de la remise du Prix Victor HUGO 2009 – Panthéon tombeau de Victor HUGO -

     

    Parutions C. Malaplate :

                                                                                                    Remise du Prix Victor HUGO – 2009 – Paris -


    (Poème extrait du recueil)


    LA PALMERAIE


    J’écoute le monde dans la douceur d’une palmeraie entourée de sable ocre.
    Le minéral et le végétal vibrent dans la splendeur d’un soleil ardent.
    La nuit, le silence est extraordinaire. Rien ne la trouble.
    La lune semble effleurer les courbes des dunes. Elle fait onduler les ombres.

    Les aubes légèrement humides donnent des aurores incandescentes.
    L’eau des puits, qui coule dans les rigoles de terre des jardins exubérants,
    Donne une constante fraîcheur et des milliers de dattes bien sucrées.
    Je vis au rythme des odeurs florissantes et des herbes grimpantes.

    Ici, le chant des oiseaux glorifie le verger de musique et l’abondance des palmes.
    Le vent aime à caresser les longues feuilles et parfois à ébouriffer les fleurs odorantes.
    Je ne connais pas la solitude, ni les dérives angoissées des matins blêmes.
    Je ne me bâtis pas de futur approximatif. Seulement je regarde pleinement le présent.

    Je respecte quotidiennement la parole et les teintes des mots.
    Tout au long du jour, les couleurs épousent harmonieusement l’érubescence de l’erg.
    Des dromadaires au ventre roux, attendent paisiblement le départ de la caravane.
    Les hommes palabrent sous des tentes bédouines et boivent du thé à la menthe.

    Le Dieu est universel. Il est aussi sur la longue piste accompagnant les méharées.
    Les prières voyagent parmi les bastions volcaniques du Tibesti, les vastes plateaux
    Aux contours érodés, les sillons secs des oueds, et les rares points d’eau permanents.
    Un vent chargé de sable ou de poussière se déploie sur plusieurs milliers de kilomètres.

    Des villes mortes surgissent dans le lointain et des roches patinées par l’évaporation du sel
    Forment d’étranges silhouettes pleines de légendaires aventures et de traces oxydées.
    Quelques rares acacias et maigres buissons piquettent le désert par endroit.
    L’incessant mouvement du sable exhume souvent de mystérieux souvenirs du passé.

    La lumière du crépuscule farde d’un rouge orangé les pinacles de grès du Tibesti.
    Les âmes et les esprits errent dans un chaos surnaturel parmi les flèches de basalte.
    L’air y est tellement sec qu’il permet de distinguer au loin des signes de vie.
    Tout est aussi miroir dans ce désert paré d’une beauté grandiose et indéfinissable.

    MONTPELLIER
    20 septembre 2008 D’après des notes prises au Sahara.

     

     Parutions C. Malaplate :

     

    Les cercles immuables des prairies de l’âme (Editions Les Poètes Français) :

     Parutions C. Malaplate :

    Grand Prix de la ville de Châteauneuf du Pape 2010 – Parution 2010 – 5 euros

     

    (Poème extrait du recueil)

    Je suis un voyage de la nuit

    Je suis un voyageur de la nuit qui marche sur les toiles des songes.
    Je parcours les reliefs des métaphores comme un navigateur sans boussole.
    Dans les couloirs du temps nocturne passent des images métamorphosées
    Qui viennent des lointains recoins de mon âme, et qui étalent des paysages pastel
    Avec parfois de grands halos laiteux baignés d’une aura de mystère.

    Je suis un voyageur de la nuit qui ne compte pas les étoiles mais qui suit
    Lentement la voie lactée, les lueurs spectrales et les éclats lunaires.
    Je parcours les veines profondes des rives du fleuve du temps.
    Dans les cartographies pérennes de la nuitée qui abolit tout,
    Se dessinent les contours des îles désertes et les terres incultes.

    Je suis un voyageur de la nuit qui longe les quais brumeux
    Et les embarcadères où s’entreposent les marchandises tropicales.
    Je parcours des lieux de silence et des havres de l’esprit.
    Je cherche toujours les jalons pierreux qui mènent aux autels reliquaires
    Et aux sillons dorés des moissons qui donneront la nourriture du corps mémorable.

    Je suis un voyageur de la nuit qui cherche les traces des premiers feux,
    Des premières incantations et des premières créations argileuses.
    Je parcours les nuages porteurs de semence et les grands vents talismaniques,
    Les miroirs des limbes, les musées imaginaires et les steppes épineuses.
    J’entends venir les chants de carnaval dans le grand balancement des lanternes.

    Je suis un voyageur de la nuit dans le dédale infini des rêves obsédants,
    Des ébauches rudimentaires, des douleurs lancinantes et des amours inclinées.
    Je parcours les petites aventures près des tonnelles fleuries et des haies odoriférantes.
    Les attrayantes illusions donnent à la nuit profonde la science du bien et du mal,
    Et convergent vers les cycles immuables des prairies de l’âme.

    Parutions C. Malaplate :

    Remise des prix Mairie de Châteauneuf du Pape

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Un coin de vie près de la porte du temps (Editions Les Versants Imaginaires)

    Poèmes et carnets de route :

    Parutions C. Malaplate :

    Premier Prix aux rencontre poétiques francophones à Bruxelles – Parution 2011 – 5 euros-

     

    Dans carnet de route :
    Des nuages blancs au thé sublime : carnet de route de l’Inde au Népal
    La montée dvers les neiges éternelles : de Kathmandou à l’Annapurna
    (un court extrait )
    « …Dépasser le SAMSARA
    On rencontre beaucoup de chörtens : sorte de tourelles à trois éléments superposés : cube, sphère, cône qui symbolisent l’omniprésence de BOUDDHA.
    Ce qui me frappe tout au long de cette randonnée, c’est de voir cette jovialité qui, malgré la rudesse de la vie, ne quitte pas les habitants de ces contrées extrêmes.
    Le dernier soir de la randonnée, je fais part de mes observations à un haut dignitaire tibétain qui me répond en souriant :
    -« Là où règne le dharma – l’ordre des choses – la loi qu’enseigne Bouddha, c’est la jovialité, l’humour. Malgré la vie rude, nul doute que ces traits de caractère s’enracinent profondément dans la philosophie bouddhique. Celle-ci enseigne que les désirs, liés à une perception myope, illusoire, de la réalité du monde et de soi-même, sont l’origine de la souffrance. Les transcender par la méditation et la compassion envers autrui est l’unique moyen de supporter le passage terrestre et d’atteindre la libération, la sérénité absolue. C’est la seule manière de dépasser le samsara (le cycle des morts et des naissances successives). »
    Et, pour les Bouddhistes de l’HIMALAYA, chaque acte quotidien tend vers ce but. J’ai pu le constater.
    Le paysage lui-même amplifie cette approche mystique : squelette brut de la terre dépouillée de la végétation, solitudes silencieuses et transparences des lumières.
    Cette immensité se trouve gonflée par le souffle des trompes de prières dès la naissance du jour. Nous sommes près des cieux.
    OM MANI PADMA HUM ! (Prière sacrée) »

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Les harpes du vent sur les chemins secrets des nuages (Editions Les Versants Imaginaires) :

    Parutions C. Malaplate :

    Grand Prix de la Ville de Pau – Parution 2012 - 5 euros –

     

    (Poème extrait de ce recueil)

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.


    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    Mon île noire, entre les vapeurs marines, s’éloigne loin des récifsT.
    J’entre dans la haute mer au moment où les étoiles pavoisent mon désespoir.
    L’étreinte obscure se mêle à la longue houle tiède qui agite l’étrave.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    La lueur du phare dessine encore quelques silhouettes éphémères.
    L’écume se charge de donner une collerette aux vagues impassibles.
    Les murmures montent et descendent. Ils traînent des grains de sable.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    Les fleurs maladives s’en sont allées au gré du vent nouveau.
    Les ombres houleuses de ma tête commencent à passer par-dessus bord.
    J’ai ferraillé longtemps avec mes contradictions pour obtenir un silence azuré.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    Des albatros majestueux effleurent les eaux miroitantes.
    Ils poursuivent leur route vers des terres qui hument les orages.
    Je vogue, à l’heure tendre du hasard, au rythme des voilures.

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.
    J’ai maintenant tracé ma route au cœur fertile de la mer.
    J’arpente un ciel infini avec un sextant tout couvert de légendes marines.
    J’entends ton chant d’amour comme un baiser sur un bouton de rose.

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Pour un prélude baroque parmi les clairières du ciel (Editions les Versants Imaginaires)
    -Poèmes- Contes -Nouvelles -

    Parutions C. Malaplate :

     Parution 2013 – 10 euros –

     

    (-extrait poème du recueil) :


    Il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous dans le déroulement du temps


    Il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous dans le déroulement du temps
    Parmi les étranges regards des nuits sans lune jusqu’aux matins plein de givre.
    Les âmes de la nuitée longent les venelles des cités de pierre rouge et des dentelles de lumière.
    Les ombres du tourment passent sur des visages empreints de doute et de révolte.
    Dans les détours d’une route inconnue, le silence des mots dépouille le charnel.

    Il faut écouter la voix profonde du vent dans la transhumance des nuages.
    Il faut chercher la couleur de la pluie dans le baume de nos souffrances.
    La nuit doit être anoblie pour que nos rêves ne heurtent pas des murs sombres.
    Dans sa robe de verdure, la pesanteur des passions infimes envoie des signes éclatants.
    Parfois le torrent trouble nos fontaines et le reflet de nos musiques lointaines et traversières.

     

    Parutions C. Malaplate :

     


    TRACES de LUMIERE Carnets radiophoniques (2005 – 2012)
    Editions Les Versants Imaginaires
    Prix 10 euros

    Parutions C. Malaplate :

    L’émission TRACES de LUMIERE
    Elle a pour but :
    De faire découvrir des poètes, des écrivains, des musiciens, des peintres, des personnages connus, inconnus ou méconnus qui par leurs quêtes, laissent dans nos vies des traces…de lumière.
    D’aller à travers mes carnets de route, à la rencontre d’autres religions, d’autres peuples, d’autres paysages, d’autres regards, d’autres présences…
    Dans mes carnets radiophoniques, j’ai noté toutes ces rencontres poétiques, musicales et picturales qui m’ont beaucoup marquées. Parmi mes notes prises, je vais à la découverte de la voix du poète qui se nourrit des sillons de la terre. L’émission est surtout axée sur la poésie en grande partie.

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Les corolles du temps Editions Les Poètes Français
    Prix 15 euros

     Parutions C. Malaplate :

    Mes yeux se sont posés sur toi

    Mes yeux se sont posés sur toi avec la passion qui devient une ronde
    Qu’accompagnent tes jambes de lumière et quelques lettres irisées.
    J’ai longtemps brûlé en silence avec l’espoir que ma bouche erre sur la tienne.
    La lune donne des nouvelles de mes rêves en laissant couler des larmes
    Dans les limites du ciel entre l’abri et la consolation pour aller vers le sud.

    Je tente de semer ma voix parmi les pluies annonciatrices
    Qui laveront les peines contagieuses et qui piétineront les vents nerveux.
    Le soleil mouille aussi le bonheur et la beauté chante la nuit.
    Sur les planches du jour les femmes nocturnes gardent leur candeur.
    Elles posent sur les petites branches vertes des perles de rosée.

    Les lèvres collées à l’univers je montre les couleurs du rêve
    Parmi quelques petites miettes d’une conversation amoureuse.
    J’écris sur les roses le nom de cette femme qui joue des valses douces
    Sur un piano jusqu’aux heures hautes au moment où les fleurs
    Donnent de l’or aux abeilles tout près d’un fleuve d’eau vive.

     

    Parutions C. Malaplate :

     

    Feuilles de route sur la chevelure des vagues Editions Les Poètes Français - 2016
    Grand Prix de la ville d’Oloron Sainte-Marie aux Jeux Floraux du Béarn –
    Pau novembre 2015 – 15 euros -

    Parutions C. Malaplate :

    Dans Feuilles de route sur la chevelure des vagues - Des poèmes et des feuilles de route
    La montée vers les neiges éternelles (Annapurna Népal) - Shan (moine tibétain) - Une feuille de route indienne (Inde) - Sur la route des Cévennes - Le porteur de mémoire - Feuilles de route saisonnières (Conques) - Le temps de l’éveil (Cordes en Ciel)

    Recension : Christian Malaplate - « Feuilles de route sur la chevelure des vagues. » Editions les Poètes français. » - 2016 - format 15x21- 83 pages.

    Indéniablement il s’avère nécessaire d’aborder l’ouvrage de Christian Malaplate « Feuilles de route sur la chevelure des vagues. »- comme un long carnet de voyage où déferlent les images et émotions noyées de brume et d’écume.
    C’est un livre de bord consignant les phases de vie et d’expérience.
    Christian Malaplate joue sur la force et l’agencement des mots dont la trame révèle une richesse extrême.

    Le verbe est ciselé comme un bijou d’Ispahan. L’écriture impose sa couleur, le langage est presque d’un autre temps. Nous voguons entre poésie, légendes et narration. Ce besoin de conter, cette volonté narrative en arrivent parfois à faire que la poésie se retrouve au second plan.
    Environné des poèmes et textes de Christian Malaplate, je me sens dans la bibliothèque d’un érudit, d’un philosophe ou d’un moine copiste environner de parchemins enluminés.
    L’allégorie même de l’esprit d’un lettré de haute connaissance.
    « .../...parmi les enluminures et les sombres cloîtres. »
    « Où s’agglutinent les tableaux familiers dans une bibliothèque pleine d’anticipation. »
    Notre poète joue avec l’étrange, le mystère, les ambiances insolites en rendant hommage à la mémoire.
    « Il y a des fleurs maladives qui chantent des poèmes d’amour mystiques. »
    Le voyage se poursuit dans un univers fantastique, irréel ou l’on ne discerne plus la part du réel et celle de l’imaginaire. Nous côtoyons un mysticisme latent, la formule alchimique n’est jamais très loin.
    « Parmi les teinturiers de la lune et leur étrange alchimie. »
    Christian Malaplate sait souligner les aspects fragiles de la vie, les humbles instants de bonheur et de plaisir, le souffle léger de la femme aimée sur l’épaule dénudée, le jus parfumé des fruits de l’amour.
    L’amour recèle ici des effets de magiques métamorphoses.
    « L’amour, dans nos moments intimes, modelait nos corps. »
    Une poésie nourrit de réflexion qui nous transporte haut et loin. Sorte de panthéisme latent, la proximité avec la nature est évidente, je dirais même incontournable, car que serait l’homme sans elle, sans cette fabuleuse fusion universelle ?
    Rien ! Il n’existerait même pas.
    Cependant son orgueil et sa suffisance aveugles font qu’il a tendance à oublier l’enjeu, sciant dans son acte irresponsable la branche sur laquelle il est assis, tout en piétinant le jardin qui le nourrit.
    Il est fréquent chez Christian Malaplate d’écrire sur les traces du rêve, de nourrir son encre de symboles universels, des sèves de la nature, il tente de fixer l’éphémère en quelques vers.
    Il demeure attentif aux chuchotements de la nuit, aux chants des étoiles et aux murmures des arbres séculiers. Il s’exile tel un poète ermite dans ses grands espaces de paix et de solitude intérieure :
    « Je pars en suivant les empreintes de la terre et le baiser du vent.../... »
    « Pour retrouver la confiance du monde extérieur. »
    La nuit occupe une place prépondérante dans la poésie de Christian Malaplate, elle est révélation, se fait vectrice d’images indéfinies, le noir devient lumière, éclat d’écume et sel légendaire. Par la poésie ce dernier retour à la substance mère, il y poursuit sa voie initiatique, une quête conviant à l’harmonie.
    Bien au-delà des religions, des dogmes infantiles, des semons aliénants, il caresse la philosophie, la sagesse indienne afin de se préserver au mieux des apparences et du paraître.
    Christian, Malaplate côtoie les interrogations métaphysiques, interroge l’universel et les lois cosmiques autant que puisse.
    Sans oublier la question suprême et incontournable de la création, du mystère de l’humanité.
    Est-ce « Dieu » qui créa l’homme ou plutôt l’homme qui s’inventa des «dieux » ou un « Dieu » ? Par nécessité de référence à des forces supérieures.
    L’interrogation demeure en suspend ! Qui en possède la clé ? Les poètes peut-être par instinct ou intuition.
    Avec humilité Christian Malaplate ouvre une voie, qu’importe la finalité, il chemine. Le carnet de route à la main avec l’extrême conscience de notre fragilité humaine. L’interrogation oscille entre le Taj Mahal une des merveilles universelles et l’ombre d’une grande âme indienne Rabindranath Tagore rôde, la symbolique ésotérique du Khajurâho interroge, ainsi que le mystère sacré de Bénarès qui nous ouvre les portes du nirvana.
    Retour aux sources de la sagesse, du bon sens des philosophies indiennes. Force est de constater que pour l’heure depuis Ghandi, Tagore, Aurobindo, Krisnamurti, notre siècle est en perte de valeurs, d’idéaux et de repères identitaires dont nous aurions de plus en plus besoin.
    Devenu porteur de mémoire Christian Malaplate cherche le vrai «-dieu » d’amour, l’espoir demeure il porte en lui un futur à construire, mais pourrait-il réellement l’ériger.
    En ce temps d’éveil et d’interrogation une réponse possible se trouve-t-elle peut-être dans le symbole eucharistique.
    En mémoire de son grand père ayant perdu toute certitude en l’homme après un passage en enfer de quatre ans 1914-1918 sur le tristement célèbre -«-Chemin des Dames. » que je connais très bien et où l’herbe un siècle plus tard n’a pas toujours repoussée partout.
    «J’ai surtout perdu mes certitudes en l’homme et je cherche toujours un dieu d’amour. »
    Mais confiant en l’acte de poésie notre porteur de mémoire, Christian Malaplate poursuit ses rêves et chimères.
    L’œuvre continue, le meilleur restant à venir et nous l’attendons !


    Michel Bénard.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Salle Pétrarque * soirée 2016

     

    Salle Pétrarque

     

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    MUSIQUE 

     mettez le son

     

      

     

    Poèmes*2* :

    Choix de poèmes du recueil "Un coin de vie près de la porte du temps" :

     

    Le Lac de l’Ouest

    Dans les eaux bleues scintillantes d’un lac entouré de plantes luxuriantes, des montagnes verdoyantes se reflètent.

    Les nénuphars décorés de magnifiques fleurs de lotus s’étalent le long des rives du lac.

    Les fleurs d’osmanthe exhalent un parfum suave.

     

    Dans les nombreux parcs et jardins peuplés de myriades de fleurs on découvre de magnifiques pavillons, des pagodes, des tours aux murs gravés de légende et quelques roches sculptées. 

    Le jardin chinois est une reproduction du cosmos en miniature. Sa disposition est une source d’harmonie et d’équilibre entre le yin et le yang permettant la circulation de l’énergie universelle.

    Il faut écouter le chant des rossignols dans les saules ondoyants et contempler la danse des poissons. Peu à peu on atteint une tranquillité du corps, une modération des paroles et la compréhension du regard.

    Au bord d’une berge plantée de saules et de peupliers, je m’allonge sur l’herbe qui embaume. Cette herbe paraît-il elle adoucit les âmes écorchées par la vie.

    Tout près un petit pavillon décoré de cristaux roses et jaunes et de quelques fragments de jade laisse échapper l’odeur du bois de santal. 

    Un léger vent apporte quelques pétales et quelques volutes d’encens.

    Le tintement d’une cloche annonce le soleil qui se couche et les ombres qui commencent à s’étirer.

    Dans le ciel la lune resplendit comme de la soie blanchie.

    Un léger froissement me fait tourner la tête. Une femme vient de sortir du petit pavillon.

    Elle avance vers moi. Elle vient m’offrir des accessoires de calligraphie et de peinture et du thé aux grains de lotus et aux fleurs de cerisiers.

    Puis elle se met à danser dans des mouvements lents et harmonieux.

    Elle porte deux nattes de rubans colorés qui dessinent sur sa nuque deux bouquets de camélias.

    Entre ses sourcils, scintille une feuille d’or finement ciselée. 

    Ses joues sont légèrement poudrées de rouge pâle. Ses lèvres portent deux touches vermillon en leur centre comme deux pétales de fleurs de prunier.

    Sa robe de soie plissée s’ouvre en dansant comme une pivoine.

    Elle bouge gracieusement ses bras qui sont drapés de longues manches peintes.

    Dans le filet lumineux de la lune, ses mains s’inclinent, se recourbent avec gracilité. 

    Les manches s’ouvrent comme des ailes de papillon et les bras comme un éventail.

    Je suis ses évolutions en me libérant d’un trop plein inutile.

    Elle m’invite à peindre et à calligraphier sous l’influence d’une énergie nouvelle en buvant mon thé.

    Sur le tableau je peints l’aube printanière, la lune d’automne sur le lac calme, l’essence du lac et la fameuse scène du pont brisé qui laisse entrevoir une vue céleste.

    La femme a rejoint son petit pavillon son visage est devenu un voile doré comme un petit soleil de nuit.

    J’écris en calligraphiant les mots :

    La beauté est une rencontre jaillie de la senteur du sol originel.

    Ne laisse pas en ce lieu les mouvements de ton corps ni les bontés de ton esprit, mais seulement quelques traces de tes pas. Afin qu’un jour le vent s’initie à ton rythme, à ton silence et à ton cri.

    Et qu’il fixe enfin ton chemin.

    *Carnets de route Chine MAI 2008

    *Lac de l’Ouest HANGZHOU. / Montpellier juin 2010

     

     Poèmes*2* :

     

     

    Sur les pentes de l’Etna 

    J’ai vu les coulées de feu mordre les rochers basaltiques,

    Et étaler des nappes de souffre parmi les arbres dévorés par les flammes.

    Le ciel se noircissait dans le tourbillon de particules gazeuses,

    Et petit à petit d’épaisses ombres dansantes dessinaient la nuit.

     

    Des ondes se propageaient à l’intérieur de la terre et secouaient par saccades

    Des villages entiers, des restes de ruines et des lieux à moitié enfouis.

    Tout concourait à donner des scènes de fin du monde,

    Comme si l’apocalypse venait balayer toute la création.

     

    Le vent était fou furieux et ne demandait qu’à faire valser tout en poussière.

    Il transportait par moment une foule d’objets inattendus.

    Il décoiffait sans relâche toutes les futaies, toutes les haies,

    Tous les versants embrasés et tous les pitons léchés par les boules de feu. 

     

    La terre avalait les laves dans des bruits d’engorgement et de sifflement.

    La matière en fusion faisait de larges croûtes incandescentes,

    Des monticules de cendres et des rigoles continuelles de magma.

    Des fumerolles apparaissaient parmi les fissures du sol.

     

    Le paysage était empli de nuées ardentes et de panaches volcaniques.

    Il devenait à la fois étonnant d’artifices et tragique du destin des hommes.

    Il donnait des vibrations émotionnelles et des souffrances contenues.

    Il réveillait les échos lointains des paroles en héritage et les peurs ancestrales.

     

    *TNA/SICILE Juillet 1998 Carnet de route Montpellier 24 août 2010

     

    Poèmes*2* :

     

     

     

     

    Je rêve de doucereux amours et de beautés mystiques.

    Dans mon cœur tout garni de tristesse

    Je rêve de doucereux amours et de beautés mystiques.

    Je suis un bonheur que ravit toute clarté.

    Mon âme est en désordre et j’aspire aux plaisirs les plus doux.

    Mon amour est plein d’odeurs légères et de doubles lumières.

     

    C’est vous que j’attends comme un rare parfum dans un précieux vase.

    Je vous aime déjà vous qui connaissez si bien le lent frôlement des caresses.

    Votre voix ruisselle de mille éclats charmants et rend le printemps si précoce.

    Je veux boire à vos lèvres pour connaître un ciel de désir.

    Le baume est dans votre bouche et mon âme est prête à s’exhaler.

     

    Je laisse couler les heures dans l’harmonisation de chants et de baisers.

    Nous entrons dans une nuit de rose aux ébats languissants.

    Vous êtes le chant suprême et moi l’écho de choses surprenantes.

    Le vent s’initie à votre rythme, à votre silence et à votre cri.

    Nous conjuguons ensemble dans l’alphabet d’une argile nouvelle.

     Nous pressentons les fibres du bonheur et les moments étoilés.

    *MONTPELLIER

    *04 décembre 2010

     

    Poèmes*2* :

     

     

     

     

    J’ai vu dans le soleil noir

     J’ai vu dans le soleil noir la naissance du chaos

    Et les dérives élémentaires des consciences profondes.

    Couleur de sang : de la vie à la mort.

    L’homme esclave chante et danse pour défier l’humiliation.

    Il porte le masque de souffrance et de lutte depuis la nuit biblique.

     

    Les fleuves drainent des nappes huileuses le long des rives hachurées.

    Les eaux du baptême cachent les noires servitudes.

    L’enfant naît déjà avec des cicatrices et grandit avec des mains de révolte.

    Le vent ne sèche plus les pleurs puisque le miroir est brisé par de faux testaments.

    L’alliance des peuples se consume dans les braises du buisson ardent. 

     

    Dans les gerbes de blé prennent forme les langues de feu dans un flamboiement

    D’ombres étranges, difformes et pleines de sombres récits apocryphes.

    Des pierres de route, de temple et d’autels de sacrifice protègent des cruels brasiers.

    Elles deviennent par la suite des stèles, puis des mémoires érodées par le temps.

    Un ensemble d’oratoires et de pierres levées trace le chemin du pardon.

     

    Des vautours à tête d’or déchirent la chair tressée comme une liane.

    Les frères de sang tentent de retenir l’esprit hors des chaînes et des fers.

    Mais parfois les pauvres pantins désarticulés dansent sur des cadavres suppliciés.

    Alors les dieux innombrables ballottent les êtres humiliés vers le banquet funèbre.

    Ils boivent le sang mêlé qui s’écoule dans une terre de fusion et d’alibis divins.

     

    Les grands airs d’orphelin entrechoquent les mots dans le tumulte du fer et du feu.

    Ils tentent d’établir des correspondances et des relations intimes entre l’homme

    Et les mythes immémoriaux très enfouis au cœur des choses et de l’arbre de vie.

    Dans les ténèbres, s’échelonnent les points d’ancrage qui nous guident

    Et qui nous engagent vers un dialogue secret avec les éléments.

     * MONTPELLIER

    *01 janvier 2011

     

     Poèmes*2* :

     

     

     

     Dans le grand silence de la nuit

    Dans le grand silence de la nuit, je marche vers des pôles imaginaires.

    J’entre dans un chant venu d’ailleurs avec le Verbe qui apaise les ondes.

    Je cultive mon jardin intérieur dans le fondement des couleurs ciselées.

    Je capte les faisceaux des symboles en pénétrant dans les cercles de la béatitude

    Parmi les eaux de la nuit des temps et la mémoire ancestrale des hommes et des dieux.

     

    Dans le grand silence de la nuit, je rencontre des folies brûlantes,

    Des peines aux blessures insondables et les interrogations du regret.

    Je cherche à faire danser les mots dans le cri de la vie et dans les miroirs sphériques.

    Une alchimie secrète naît entre le sens caché des choses et l’usure des jours perdus.

    Elle efface lentement les cicatrices intimes et les départs inattendus.

     

    Dans le grand silence de la nuit, j’écoute les longs échos des voix qui se sont tues.

    Je façonne les nervures des éclats émotionnels et des murmures du cœur.

    Je navigue entre le pays natal et cette contrée sauvage où tout est possible,

    A la recherche d’un monde nouveau, à la quête d’une terre promise.

    Mes mains dessinent des figures fugitives et des fabuleux bestiaires enluminés.

     

    Dans le grand silence de la nuit, les grands vents semeurs de palabre,

    Voyagent parmi les brisures d’étoiles et les lunes tentaculaires.

    Des morceaux de musique s’accrochent à des visages aimés, à des souvenirs inachevés.

    Des ombres évanescentes dansent dans le reflet d’une lune rousse.

    Elles se transforment en étranges clapotis puis elles partent dans une sarabande échevelée.

     

    Dans le grand silence de la nuit, je voyage dans des brumes parfumées,

    Dans des galeries translucides, dans des espaces mobiles et dans des sanctuaires animaliers.

    Les cercles s’agrandissent. J’entre dans la nuit profonde, hors des limites humaines.

    Je deviens un buveur d’horizon qui traîne sur les chemins de l’errance et de l’exil.

    Il y a la terre des origines, le soleil des solitudes et tous les ferments de discordes.

     

    Dans le grand silence de la nuit, je nage dans les eaux du secret, dans les eaux de l’alchimie intérieure,

    Dans les eaux métamorphosées de l’inconscient et dans les eaux primordiales du monde.

    Je chemine dans l’univers des ondes vers les langues de feu et les illuminations de l’esprit.

    Je traverse des territoires étranges, des cités interdites, des forêts symboliques,

    Des enclos d’innocence, des domaines d’amour et des lieux de contemplation absolue. 

     

    Dans le grand silence de la nuit, je pose mes mains sur des crânes. J’entre dans un humble apostolat.

    J’égrène des phrases apocryphes, des mots cartographiques et des attentes salvatrices.

    Je parlemente avec des bruits avant-coureurs. Je dénude mes saveurs éduquées.

    Je bois tous les sucs et toutes les sèves de mon jardin secret

    Avant d’entrer dans des cathédrales de lumière et de suivre les chemins de jouvence.

     

    Dans le grand silence de la nuit, je découvre le passage du dense au subtil, 

    De la matière à l’esprit, le courant de la vie, de la mort et celui de la conscience.

    Je devine l’arbre de vie qui a pour sève la rosée céleste et l’harmonie parfaite.

    Je porte dans mes bras la gerbe de blé qui symbolise la fécondité de la terre.

    Je décortique mon âme, je sais que la lumière de l’aube approche.

     *MONTPELLIER 09 mai 2011

     

    Poèmes*2* :

     

     

     

     

    Mère, toi qui reposes parmi les prairies éternelles

     Mère, toi qui reposes parmi les prairies éternelles,

    J’ai répandu les cendres de ton fils aîné dans un lieu de souvenirs.

    Dans le jardin fleurissent toujours tes glaïeuls et tes roses blanches.

    Le vieux chêne qui fait tant d’ombre commence à perdre son écorce.

    A son pied j’ai laissé ta chaise en osier sur laquelle tu aimais t’asseoir.

     

    Mère, toi dont l’agonie a duré toute une nuit,

    Ton fils aîné m’a parlé longtemps de toi avant de fermer les yeux.

    Il était le petit garçon ensoleillé par la douceur de tes mots,

    L’adolescent en souffrance dans l’internat d’un collège,

    Le jeune homme qui découvrait les couleurs irisées de l’amour.

     

    Mère, toi dont l’absence nous rend si orphelins,

    J’ai longuement caressé le visage de ton fils aîné,

    Comme tu le faisais quand il était si triste de te quitter.

    Il te cherchait dans ses rêves tourmentés,

    En espérant que tu serais là pour apaiser le mal qui le rongeait.

     

    Mère, toi qui vis toujours dans nos pensées,

    J’ai dit à ton fils aîné combien tes mains ont rempli notre vie.

    Elles étaient à la fois l’argile, les signes apaisants et les élans prometteurs.

    Elles atténuaient les images étranges de nos nuits aux baisers d’encre.

    Il t’a appelée une dernière fois avant d’entrer dans le mystère du Verbe.

     

    Mère, toi qui es entrée dans le silence de la parole,

    Pour le repos de ton fils aîné, j’ai lu en compagnie de ta fille 

    Les feuillets sacrés du Livre de l’amour qui célèbrent les eaux primordiales, 

    La semence de l’arbre de vie, le cycle des échos en souffrance au champ fleuri de l’amour.

    Nos mots deviennent des offrandes au cœur de l’aube silencieuse.

     *MONTPELLIER

    *02 juin 2011

     

     Poèmes*2* :

     

     

      

    Au bord d’un petit lac

     Au bord d’un petit lac, enfoui dans un écrin de montagne,

    Une dame au beau visage lisse, aux yeux d’un noir profond,

    Habillée d’une longue robe blanche joue du violon.

     

    La lumière tamisée des nuages donne à ce rendez-vous inattendu,

    Un tableau idyllique plein de douce rêverie qu’entoure une légère brume rose.

    Elle joue une musique qui transporte les sens parmi une herbe épaisse parsemée de bleuets.

     

    Les papillons et les abeilles se sont posés sur des jonquilles, des chardons bleus,

    Des gentianes et des ancolies pour écouter le son mélodieux qui s’élève vers les crêtes enneigées.

    Tout parle d’une rencontre amoureuse qui s’éveille dans la lumière intense des nobles sentiments.

     

    La dame au beau visage lisse, vient de poser son violon sur un rocher en partie couvert de mousse rousse.

    Je lui fais un signe gracieux de la main dans le silence qui précède à nouveau la musique.

    Elle lève les bras et lentement elle entame quelques pas de danse dans une gestuelle bien rythmée.

     

    Tout autour de nous, des petits bosquets de sapins, de genévriers, de mélèzes, 

    Des touffes d’épineux, de lentisques et de myrtes forment l’ourlet d’un champ

    Où apparaissent quelques étendues d’eaux éphémères parfois phosphorescentes.

     

    La dame au beau visage lisse, dans une sorte de tarentelle m’invite à danser.

    Là au milieu d’un joli parterre de myosotis nous célébrons le chant de la nature.

    Nos pas nous entraînent dans une ronde fusionnelle où nos mains dessinent des petits soleils argentés.

     

    Elle reprend son violon pour jouer toute une suite de danses masques et bergamasques, 

    Le chant du violon brisé, l’aube des jours rougissants et l’infini voyage du livre des nuits.

    Puis la dame au beau visage lisse, disparaît laissant sur le rocher la trace du violon.

    MONTPELLIER

    *22 juillet 2011

     

     Poèmes*2* :

     

     

      

    La nuit au milieu du silence 

     Je baptise. J’enterre.

    Je suis au commencement. Je suis à la fin.

    Il y a la nuit qui m’attend au milieu du silence.

    Les odeurs étincellent aux narines du temps.

     

    Je confesse les traits sournois et les litanies sans fin

    Au creux des ombres noires enfouies au fond des caveaux.

    Les herbes amères du désir entrent dans l’école des ténèbres

    Parmi les ombres fugitives de la grâce et le parfum de la solitude.

     

    Je bénis les passants de l’absolu qui partent vers les prairies verdoyantes

    Et qui traversent le fleuve des larmes.

    Ils font halte dans le jardin de l’âme

    Pour cueillir les aromates de la guérison.

     

    J’écoute les voix clandestines qui troublent celles des vivants,

    Les murmures des morts et les chants des visages escarpés.

    La chair noire de la mémoire transite un passé immémorial.

    Le vent nomadise le corps de la terre et le sang des lettres.

     

    J’accorde des pouvoirs aux mots, aux vocables les plus familiers.

    Je cherche le pain qui donne au cœur de l’homme le miel le plus doux,

    Les fêtes de lumière, la nuit transfigurée de l’âme et le vin de l’eucharistie.

    Il faut que l’homme intérieur saisisse le Verbe de vie. 

     

    Je baptise. J’enterre.

    Je suis au commencement. Je suis à la fin.

    Il y a la nuit qui m’attend au milieu du silence.

    Les odeurs étincellent aux narines du temps.

     * MONTPELLIER

    *02 août 2011

     

     Poèmes*2* :

     

     

     Choix de poèmes du recueil "Les harpes du vent sur les chemins secrets des nuages" :

     

    Un après-midi d’automne, je vous ai croisée …

     Un après-midi d’automne, je vous ai croisée dans la rue des Feuillantines,

     Vous étiez si charmante. Je fus si troublé que votre image est restée en mon cœur.

     Toutes les nuits vous passez dans mon rêve, si belle parmi une floraison de fleurs.

     Je pense à votre regard si profond et à votre chevelure brune. 

     

     Je vous aime et bien des baisers vous attendent.

     Je retiens précieusement, le peu de temps que je vous aurai vue dans ma vie.

     Je n’ai rien de vous que ce délicieux souvenir.

     Je ne me résigne pas à passer ma vie sans savoir où vous êtes.

     

     Je sais où se trouve le bonheur. C’est dans la rue des Feuillantines.

     Je ne songe qu’à vous aimer, qu’à vous dire des choses tendres.

     C’était à 17 heures que je vous ai croisée et mon amour est devenu couleur de thé.

     Depuis tous les jours à cette heure si exquise je vous attends.

     

     Je me dis qu’un jour, je viendrai vers vous silencieusement avec des fleurs.

     Je vous demanderai si je peux remonter la rue des Feuillantines à vos côtés.

     Je vous dirai que les plus beaux jours de ma vie sont ceux où j’ai pensé à vous.

     Alors peut-être sans un mot vous glisserez votre main dans la mienne.

     *LACANAU-OCEAN

    *06 novembre 2011

     

     Poèmes*2* :

     

     

     

    Je suis un voyageur sans bagage

     Je suis un voyageur sans bagage sur un vieux quai de gare dans l’attente d’un hypothétique train.

    Dans le désert de ma mémoire, la solitude a effacé quelques couleurs du temps.

    L’horloge n’indique plus l’heure. Elle semble figée dans l’éternité indifférente au monde.

    Dans un jardin perdu : quelques lilas et quelques pommiers tentent de fleurir.

     

    Ma vie n’est pas un malheur. Elle s’inscrit seulement dans une errance maladroite.

    Elle se retrouve dans un journal inachevé parmi des brouillons de vers et des silences abrupts.

    Je ne connais pas de correspondance au train que j’attends ni les bruissements du quotidien.

    Je n’éprouve aucune fatigue juste le ballottement dans les draps brûlants de la pensée.

     

    Il y a encore sur mes mains l’envie de caresser les blés et de chasser les guêpes.

    Je continue mes conversations nocturnes tout en partageant avec le vent la graine folle.

    Je brode mes derniers pas de l’odeur des pluies et de la mosaïque des derniers soleils hors- saison.

    Le monde est plein d’ombres. La lune fait rougir les bruits du cœur et les bulles du songe.

     

    Je connais beaucoup de chemins. J’accompagne parfois des caravanes de tristesse.

    Puis je me rappelle les légendes d’allégresses anciennes sur des lèvres incendiaires.

    J’accorde les notes préliminaires aux images amies et aux chimères roses

    Dans le balancement d’une brise qui épand des senteurs dans un écho de cristal.

     *MONTPELLIER

    *23 décembre 2011

     

     Poèmes*2* :

     

     

      

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes

      Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes. 

     Mon île noire, entre les vapeurs marines, s’éloigne loin des récifs.

     J’entre dans la haute mer au moment où les étoiles pavoisent mon désespoir.

     L’étreinte obscure se mêle à la longue houle tiède qui agite l’étrave. 

     

     Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

     La lueur du phare dessine encore quelques silhouettes éphémères.

     L’écume se charge de donner une collerette aux vagues impassibles.

     Les murmures montent et descendent. Ils traînent des grains de sable.

     

     Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

     Les fleurs maladives s’en sont allées au gré du vent nouveau.

     Les ombres houleuses de ma tête commencent à passer par-dessus bord.

     J’ai ferraillé longtemps avec mes contradictions pour obtenir un silence azuré.

     

     Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

     Des albatros majestueux effleurent les eaux miroitantes.

     Ils poursuivent leur route vers des terres qui hument les orages. 

     Je vogue, à l’heure tendre du hasard, au rythme des voilures.

     

     Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

     J’ai maintenant tracé ma route au cœur fertile de la mer.

     J’arpente un ciel infini avec un sextant tout couvert de légendes marines.

     J’entends ton chant d’amour comme un baiser sur un bouton de rose.

     * MONTPELLIER

    *30 décembre 2011

     

     Poèmes*2* :

     

     

     

     Je m’aventure dans les recoins inconnus de la nuit

     Je m’aventure dans les recoins inconnus de la nuit,

    Sur un prélude, tiède de tendresse,

    Qui accompagne les premières heures d’un amour.

    Je découvre dans les détours intimes, 

    Les îles vierges de mon imagination,

    Le parcours rituel au hasard des tentations éphémères.

     

    Sur le chemin, tout garni de roseaux et de lauriers roses,

    Je longe le fleuve sacré avec sa rumeur d’écriture et sa voix du passé.

     Je prononce des mots qui appartiennent à une langue inconnue.

    Dans les embrasures des paroles, je bois un peu d’eau,

    Avant de continuer à marcher vers les jardins cachés,

    Peuplés d’arbres de vie et de fruits gorgés de jus.

     

    La nuit favorise l’unité du ciel et de la terre.

    Des livres reposent sur un autel de marbre poli.

    Ils contiennent des textes bibliques, la préciosité des pierres

    Parmi d’étranges talismans et des formules d’alchimie.

    Ils parlent aussi d’une terre douce, tempérée,

    Abondante en arômes et en fleurs à l’ultime extrémité du monde.

     

    Je croise une beauté étrange qui m’égare dans un surcroît de flamme.

    Elle me fait entrer dans le règne sauvage des eaux désertes et des plaines nues.

    Me voilà errant, enveloppé de   brume et de pressentiment.

    J’entends des sons aux mille visages qui m’offrent la joie d’un fol espoir.

    J’ai dit à mon amour que le vent creuse les sentiments

    Et qu’Il élabore un nuancier de ciel rose et de nuit violette.

     *MONTPELLIER

    *02 février 2012

     

     Poèmes*2* :

     

     

     

    Dans la rue des Feuillantines, je vous ai croisée …

      Dans la rue des Feuillantines, je vous ai croisée un après-midi de printemps,

     Un foulard de soie noué sur la nuque couvrait vos cheveux bruns.

     Je me rappelle vos yeux d’un joli marron velouté, votre teint mat,

     Vos pommettes hautes, l’élégance de votre démarche, 

      C’était un petit bonheur printanier avec du soleil au cœur.

     

     Dans la rue des Feuillantines, il y a une jolie fleuriste

     Qui vend des bouquets d’amour avec des petits billets doux.

     Un horloger qui promène les heures les plus claires

     Parmi un monde étonnant de tic-tacs et de trotteuses fantaisistes.

     Des feuillages opulents ombrent des rosiers carmin.

     

     Dans la rue des Feuillantines, je vous ai retrouvée un jour de douce lumière.

     Vous étiez assise sur une balancelle blanche, dans un jardin inondé de glycines.

     Vous lisiez à haute voix des poèmes qui parlaient des cèdres du Liban,

     Des roses d’Ispahan, des jardins suspendus de Babylone,

     Et des déserts où errent des esprits coureurs de sable.

     

     Dans la rue des Feuillantines, des comptines d’enfants

     Font des rondes autour du kiosque à musique.

     Un boulanger dore des courbes de lune et des petits pains étoilés.

     Un chapelier expose dans sa vitrine des chapeaux et des casquettes

     Qui volent selon des formules mystérieuses.

     

     Dans la rue des Feuillantines, vous m’avez invité à venir auprès de vous. 

     Nous avons lu ensemble La magie des lieux, le silence du temps, 

     Les couleurs des nuits printanières, la douceur des journées automnales, 

     La fragilité des contes d’hiver et la folie des feux de l’été.

     Puis nous avons remonté main dans la main la rue des Feuillantines.

     *MONTPELLIER

    *17 juin 2012

     

     Poèmes*2* :

     

     

     

     

     


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    Poèmes*3*

    Choix de poèmes du recueil « Les harpes du vent sur les chemins secrets des nuages »

     

    Un après-midi d’automne, je vous ai croisée …

                Un après-midi d’automne, je vous ai croisée dans la rue des Feuillantines,

                Vous étiez si charmante. Je fus si troublé que votre image est restée en mon cœur.

                Toutes les nuits vous passez dans mon rêve, si belle parmi une floraison de fleurs.

                Je pense à votre regard si profond et à votre chevelure brune.

     

                Je vous aime et bien des baisers vous attendent.

                Je retiens précieusement, le peu de temps que je vous aurai vue dans ma vie.

                Je n’ai rien de vous que ce délicieux souvenir.

                Je ne me résigne pas à passer ma vie sans savoir où vous êtes.

     

                Je sais où se trouve le bonheur. C’est dans la rue des Feuillantines.

                Je ne songe qu’à vous aimer, qu’à vous dire des choses tendres.

                C’était à 17 heures que je vous ai croisée et mon amour est devenu couleur de thé.

                Depuis tous les jours à cette heure si exquise je vous attends.

     

                Je me dis qu’un jour, je viendrai vers vous silencieusement avec des fleurs.

                Je vous demanderai si je peux remonter la rue des Feuillantines à vos côtés.

                Je vous dirai que les plus beaux jours de ma vie sont ceux où j’ai pensé à vous.

                Alors peut-être sans un mot vous glisserez votre main dans la mienne.

      

    *LACANAU-OCEAN

    *06 novembre 2011

     

     Poèmes*3*

     

     

     

     Je suis un voyageur sans bagage

    Je suis un voyageur sans bagage

    sur un vieux quai de gare dans l’attente d’un hypothétique train.

    Dans le désert de ma mémoire, la solitude a effacé quelques couleurs du temps.

    L’horloge n’indique plus l’heure. Elle semble figée dans l’éternité indifférente au monde.

    Dans un jardin perdu : quelques lilas et quelques pommiers tentent de fleurir.

     

    Ma vie n’est pas un malheur. Elle s’inscrit seulement dans une errance maladroite.

    Elle se retrouve dans un journal inachevé parmi des brouillons de vers et des silences abrupts.

    Je ne connais pas de correspondance au train que j’attends ni les bruissements du quotidien.

    Je n’éprouve aucune fatigue juste le ballottement dans les draps brûlants de la pensée.

     

    Il y a encore sur mes mains l’envie de caresser les blés et de chasser les guêpes.

    Je continue mes conversations nocturnes tout en partageant avec le vent la graine folle.

    Je brode mes derniers pas de l’odeur des pluies et de la mosaïque des derniers soleils hors- saison.

    Le monde est plein d’ombres. La lune fait rougir les bruits du cœur et les bulles du songe.

     

    Je connais beaucoup de chemins. J’accompagne parfois des caravanes de tristesse.

    Puis je me rappelle les légendes d’allégresses anciennes sur des lèvres incendiaires.

    J’accorde les notes préliminaires aux images amies et aux chimères roses

    Dans le balancement d’une brise qui épand des senteurs dans un écho de cristal.

     

    *MONTPELLIER

    *23 décembre 2011

    Poèmes*3*

     

     

     

     

     

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes

               

    Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

                Mon île noire, entre les vapeurs marines, s’éloigne loin des récifs.

                J’entre dans la haute mer au moment où les étoiles pavoisent mon désespoir.

                L’étreinte obscure se mêle à la longue houle tiède qui agite l’étrave.

     

                Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

                La lueur du phare dessine encore quelques silhouettes éphémères.

                L’écume se charge de donner une collerette aux vagues impassibles.

                Les murmures montent et descendent. Ils traînent des grains de sable.

     

                Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

                Les fleurs maladives s’en sont allées au gré du vent nouveau.

                Les ombres houleuses de ma tête commencent à passer par-dessus bord.

                J’ai ferraillé longtemps avec mes contradictions pour obtenir un silence azuré.

     

                Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

                Des albatros majestueux effleurent les eaux miroitantes.

                Ils poursuivent leur route vers des terres qui hument les orages.

                Je vogue, à l’heure tendre du hasard, au rythme des voilures.

     

                Ton chant d’amour m’a fait sortir des nuits dérivantes.

                J’ai maintenant tracé ma route au cœur fertile de la mer.

                J’arpente un ciel infini avec un sextant tout couvert de légendes marines.

                J’entends ton chant d’amour comme un baiser sur un bouton de rose.

     

     *MONTPELLIER

    *30 décembre 2011

     

    Poèmes*3*

     

     

     

     

    Je m’aventure dans les recoins inconnus de la nuit

     

    Je m’aventure dans les recoins inconnus de la nuit,

    Sur un prélude, tiède de tendresse,

    Qui accompagne les premières heures d’un amour.

    Je découvre dans les détours intimes,

    Les îles vierges de mon imagination,

    Le parcours rituel au hasard des tentations éphémères.

     

    Sur le chemin, tout garni de roseaux et de lauriers roses,

    Je longe le fleuve sacré avec sa rumeur d’écriture et sa voix du passé.

     Je prononce des mots qui appartiennent à une langue inconnue.

    Dans les embrasures des paroles, je bois un peu d’eau,

    Avant de continuer à marcher vers les jardins cachés,

    Peuplés d’arbres de vie et de fruits gorgés de jus.

     

    La nuit favorise l’unité du ciel et de la terre.

    Des livres reposent sur un autel de marbre poli.

    Ils contiennent des textes bibliques, la préciosité des pierres

    Parmi d’étranges talismans et des formules d’alchimie.

    Ils parlent aussi d’une terre douce, tempérée,

    Abondante en arômes et en fleurs à l’ultime extrémité du monde.

     

    Je croise une beauté étrange qui m’égare dans un surcroît de flamme.

    Elle me fait entrer dans le règne sauvage des eaux désertes et des plaines nues.

    Me voilà errant, enveloppé de   brume et de pressentiment.

    J’entends des sons aux mille visages qui m’offrent la joie d’un fol espoir.

    J’ai dit à mon amour que le vent creuse les sentiments

    Et qu’Il élabore un nuancier de ciel rose et de nuit violette.

     

     

    *MONTPELLIER

    *02 février 2012

     

     Poèmes*3*

     

     

     

     

    Dans la rue des Feuillantines, je vous ai croisée …

     

                Dans la rue des Feuillantines, je vous ai croisée un après-midi de printemps,

                Un foulard de soie noué sur la nuque couvrait vos cheveux bruns.

                Je me rappelle vos yeux d’un joli marron velouté, votre teint mat,

                Vos pommettes hautes, l’élégance de votre démarche,

                 C’était un petit bonheur printanier avec du soleil au cœur.

     

                Dans la rue des Feuillantines, il y a une jolie fleuriste

                Qui vend des bouquets d’amour avec des petits billets doux.

                Un horloger qui promène les heures les plus claires

                Parmi un monde étonnant de tic-tacs et de trotteuses fantaisistes.

                Des feuillages opulents ombrent des rosiers carmin.

     

                Dans la rue des Feuillantines, je vous ai retrouvée un jour de douce lumière.

                Vous étiez assise sur une balancelle blanche, dans un jardin inondé de glycines.

                Vous lisiez à haute voix des poèmes qui parlaient des cèdres du Liban,

                Des roses d’Ispahan, des jardins suspendus de Babylone,

                Et des déserts où errent des esprits coureurs de sable.

     

                Dans la rue des Feuillantines, des comptines d’enfants

                Font des rondes autour du kiosque à musique.

                Un boulanger dore des courbes de lune et des petits pains étoilés.

                Un chapelier expose dans sa vitrine des chapeaux et des casquettes

                Qui volent selon des formules mystérieuses.

     

                Dans la rue des Feuillantines, vous m’avez invité à venir auprès de vous.

                Nous avons lu ensemble La magie des lieux, le silence du temps,

                Les couleurs des nuits printanières, la douceur des journées automnales,

                La fragilité des contes d’hiver et la folie des feux de l’été.

                Puis nous avons remonté main dans la main la rue des Feuillantines.

     

     *MONTPELLIER

    *17 juin 2012

     

     Poèmes*3*

     

     

     

    Choix de poèmes du recueil Pour un prélude baroque parmi les clairières du ciel

     

     

    Le livre de la divine douceur

     

    Je lis le livre de la divine douceur dans lequel des textes refuges

    Qui en cette période de ma vie, m’aident à traverser des moments particuliers.

    Dans ma solitude, j’égrène le temps parmi les nuages secrets.

    Pourtant je n’ai pas le sentiment du vide entre les mots ni devant la page blanche.

    Je ne parle pas d’espérance, la patience de l’instant donne un sens à l’existence.

    Le goût des larmes retenues est l’expression silencieuse des paroles d’un lointain intérieur.

     

    J’entends passer les différents souffles du vent avec le cœur ouvert dans un accueil infini.

    Ma souffrance est itinéraire elle parcourt aussi le feu de l’épreuve en pensant que le couchant est beau.

    En moi demeure la nuit qui métamorphose les seuils de passage et les mystères noueux

    En beauté bouleversante des regards et des gestes anonymes dans le moindre frémissement.

    L’arborescence musicale dissout le chagrin et accompagne le chant des enfants morts

    Dans la clairière de l’adieu près du quai du ciel et des lèvres de l’esprit.

     

    *AMBERIEU EN BUGEY

    *3 novembre 2012

     

     Poèmes*3*

     

     

     

     

    Sur les lignes bleutées de la nuit sans fond

     

    Sur les lignes bleutées de la nuit sans fond,

    J’ai croisé son visage pâle et ses yeux d’un vert intense.

    Elle portait une brassée de blé nouveau et quelques coquelicots.

    Sa robe couleur ivoire, était parsemée de broderie fleurdelisée.

    Elle lui donnait une allure pleine de légèreté et une démarche souveraine.

     

    Je la suivais le long d’une nature nourricière, avec un amour immense,

    Tout bouleversé par l’écho lointain d’une musique auréolée de noble sentiment.

    Dans les ombres dansantes d’une histoire plongée parmi les prémices d’aubes lactescentes,

    J’ai parcouru des sentiers abrupts, des chemins couverts de poussières,

    Et des vallons où naissent les plus beaux printemps et les chants cristallins.

     

    La solitude est là, toute proche, avec sa bibliothèque de désir,

    Ses dessins de vie, ses rubans d’émotion et quelques notes sur un piano droit.

    Les lueurs rousses de l’automne enluminent les allées où quelques rosiers grimpants

    Forment une voûte à l’entrée d’un jardin patiemment parcellé encore de fruits rouges.

    Le temps mordore les phases lunaires sur des coudées traversières.

     

    *SAINT-AGNAN EN VERCORS

    *17 novembre 2012

     

     Poèmes*3*

     

     

     

    Il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous dans le déroulement du temps

     Il n’y a pas de hasard, seulement des rendez-vous dans le déroulement du temps

    Parmi les étranges regards des nuits sans lune jusqu’aux matins plein de givre.

    Les âmes de la nuitée longent les venelles des cités de pierre rouge et des dentelles de lumière.

    Les ombres du tourment passent sur des visages empreints de doute et de révolte.

    Dans les détours d’une route inconnue, le silence des mots dépouille le charnel.

     

    Il faut écouter la voix profonde du vent dans la transhumance des nuages.

    Il faut chercher la couleur de la pluie dans le baume de nos souffrances.

    La nuit doit être anoblie pour que nos rêves ne heurtent pas des murs sombres.

    Dans sa robe de verdure, la pesanteur des passions infimes envoie des signes éclatants.

    Parfois le torrent trouble nos fontaines et le reflet de nos musiques lointaines et traversières.

     

    *MONTPELLIER

    *1 janvier 2013

     

     Poèmes*3*

     

     

     

     

    Un jour d’automne, tu m’as quitté

     

    Un jour d’automne, tu m’as quitté pour un autre monde comme il est écrit dans le Livre de Vie.

    Tu es partie avec un léger sourire en prenant dans tes douces mains mes mains crispées.

    Dans ta poitrine il y avait des petits soleils qui rougissaient parmi des orangers en fleurs.

    Ils étaient bercés par un vent salutaire et ta joie ressemblait à un bouton de nacre éblouissant.

     

    J’ai trouvé dans ta chambre une grande boîte pleine des souvenirs et des cartes postales

    Que je t’avais envoyés depuis des destinations lointaines et qui marquaient mes embarcadères

    Et mes débarcadères de par le monde : au milieu des dunes, des cités interdites,

    Des villes fantômes, des bords de mer érodés et des routes légendaires.

     

    J’ai même trouvé mon vieux plumier d’écolier tout tacheté d’encre violette

    Et une panoplie de crayons dont certains étaient bien ébréchés. 

    Il y avait aussi des cahiers avec des dessins inachevés et des extraits de poèmes

    Dans la timidité d’un langage non encore maîtrisé et qui soulignait tant d’émois.

     

    Dans ton carnet rose pâle, à la première page tu avais écrit :

    « A mon papa, La mer bat comme un cœur et le monde est bleu ».

    Sur un globe tu avais souligné toutes mes escales dans les mers du Sud.

    Tu m’avais rejoint dans mes rêves les plus fous et dans les couleurs du corail.

     

    J’ai lu tes phrases emplies d’échos lointains entre des lignes musicales.

    Je n’y ai pas trouvé de tristesse, ni d’élan de colère parmi des mots parfois pointus.

    Tu parlais de l’écoulement de ta vie, sans te soucier vraiment de ta maladie.

    Pour toi chaque jour était un bonheur gagné et tu le louais humblement.

     

    Parmi tes lectures quotidiennes, tu trouvais que l’amour était une mosaïque de dentelles,

    Et qu’il faisait des signes de la main en élargissant le silence qui s’éloignait de la nuit.

    J’essaie souvent d’être près de toi par la pensée sans rêve et sans chagrin.

    Je ferme les yeux simplement, ton sang se met à couler dans mes veines et mon cœur devient un océan.

      

    *CHAPELLE SAINT-MARTIN

    *23 février 2013

     

     Poèmes*3*

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Printemps des poètes 2017

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    Rencontres poétiques*2*

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    Joyeux noel 2016

     

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    Poèmes*4*

     

     

     

    Les yeux ouverts sur les pensées de la nuit :

     

                             Je vois dans le filet des mots

                            Je vois dans le filet des mots quelques folies passagères

                            Qui rejoignent un ciel plein de lueurs sanguines.

                            Le vent pousse sans arrêt une plainte amère.

                            Il fait danser de larges mouchoirs pendus aux balcons.

     

                            Des mots troublants marchent dans la rue

                            Parfois ils ricochent dans des échos embrouillés,

                            Et souvent ils s’éparpillent parmi les fleurs gonflées de larmes.

     

                            Le soleil fait plisser les yeux.

                            Il donne aux ombres de mauvaise mine.

     

                            Tous les rêves pénibles sont dehors.

                            Ils égrènent les chagrins d’amour dans des voyages sans fin.

                            Des vagues de phrases émigrent vers des paysages sans nom

                            Dans la confusion des heures et des amours déteints.

     

                            Il y a les chants oubliés qui s’élèvent sur la bordure

                            Des mots précis quand les lignes du cœur s’éloignent du feu.

     

                            Malgré le long silence de la parole, les mains dessinent

                            Des tracés mouvants dans des pays chauds, sous un soleil gourmand

                            Qui laissent apparaître de légers souvenirs en boucles sur le front.

     

                            Les mots assemblés forment alors un bandeau lumineux.

     

    Poèmes*4*

     

               

     

     

    Je jouerai pour vous

                Je jouerai pour vous quelques valses nobles et sentimentales

                Malgré de longs silences inattendus et de petits carrés de soie.

                Dans les échos du jour j’ai regardé passer votre ombre parmi les branches du temps.

                Les couleurs saisonnières déclinent la tempérance des mots.

     

                Je vous ai apporté un bouquet de roses rouges et quelques lettres oubliées.

                Je vous ai écrit si souvent que mes phrases parfois s’égaraient longtemps

                Puis elles revenaient plus sages et plus fleuries sans aucune note d’amère pensée.

                Les rêves passent mais votre voix est toujours un bruit si doux et si printanier.

     

                Loin de vous, j’ai pris pour compagne la lecture et des partitions nocturnes.

                Rien ne pouvait m’écarter des beaux jours passés en votre compagnie.

                Peut-être nous marcherons ensemble à nouveau en disant à haute voix des poèmes

                Et en écoutant le vent dire des secrets à des arbres qui frissonnent.

     

                J’ai compris votre absence et votre émotion si forte.

                Votre souffle en passant m’a brûlé. Je suis là à vous attendre.

                Venez-vous asseoir à mes côtés, nous jouerons à quatre mains

                Des offrandes musicales pour un long voyage azuré.

     

    Montpellier 28 Décembre 2013

     

     

              Dans les jardins du vent

                 Dans les jardins du vent, j’ai cueilli des fleurs à l’encre violette

                Pour dessiner sur mon carnet une silhouette d’une jeune fille aux cheveux bouclés.

                Elle portait une robe légère en vichy bleu pâle qui virevoltait à chacun de ses   mouvements.

                Sa démarche était dansante.

                Elle avait une taille mince et de longues jambes nerveuses.

                J’ai redessiné au bâton rouge ses lèvres fines.

                Elle fredonnait un rendez-vous au sourire d’avril.

                 * Le Grau  du Roi 08 mars 2014

     

     Poèmes*4*

           

     

     

      Femme dans les longs dimanches de l’attente

                 Femme dans les longs dimanches de l’attente

                Mes mots impatients s’accrochaient à l’horloge d’une gare sans nom.

                Les heures s’allongeaient sur les voies, en bordure d’un reste de quai.

                Des images glissaient sans cesse sur nos futurs rendez-vous

                Parmi une nature faiseuse de troubles et de bruits improvisés.

     

                Dans le vent pourchasseur de nuages féconds tout prenait des airs complices

                Avec une assurance étonnante. Parfois une pluie argentine,

                Laissait quelques flaques miroirs de mes pensées dentelées

                Au seuil d’une rencontre où les paroles timides formaient une mosaïque étrange

                Pour évoluer dans des paysages inutiles du silence et de la prière.

     

                Femme dans les longs dimanches de l’attente

                Je voyageais dans mes rêves vers des pays épicés et des orients mystérieux.

                Je portais toujours quelques vieilles cartes pour étudier des endroits surprenants.

                Je préparais la cérémonie des mains et les phrases enluminées

                Pour des noces où l’on boirait de l’hydromel et quelques gouttes d’un ciel lacté.

     

                Les couleurs du temps croquaient des tableaux fantaisistes  

                Qui s’effaçaient devant la buée de nos expressions vagabondes.

                Au plus loin, nous porterons un enlacement de dépendances douces

                Au milieu d’un jardin dans l’odeur infinie des roses et des rires légers

                Pour célébrer la venue d’un matin lumineux et secret.

                *Vaison la Romaine 02 mai 2014

     

     Poèmes*4*

     

             

     

              Depuis cette nuit bénie

                                                                  

                Depuis cette nuit bénie, c’est votre regard que je vois partout.

                Il rend le présent si délicieux puisque j’ose vous le dire je vous aime.

                J’ai mis des bouquets de roses à l’entrée de la nuit,

                Pour célébrer des noces étoilées et des mots enluminés.

     

                Vous êtes venue à ma rencontre tout inondée de musique.

                Votre guitare chante des accords parfaits sous vos doigts si légers.

                La vie est une partition si souvent renouvelée qu’elle fleurit

                Des instants intimes et met l’âme en ballade parmi les couleurs du temps.

     

                Dans la floraison des phrases inattendues, j’écris avec l’encre bleutée

                Le balancement harmonique de nos corps dans les instants retrouvés.

                Je viens vers vous en semant des signes d’amour et des baisers d’encre

                Puis dans l’émotion la plus forte j’entre dans votre maison pour fêter notre bonheur.

                *Montpellier 24 mai 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

              Dans l’échelonnement des tempérances nocturnes,

                 Dans l’échelonnement des tempérances nocturnes,

                Le singulier mélange des rêves confus, agités,

                Dessine une profusion de vie dans un cheminement des plus inattendus.

                Même la bonne parole finit dans une litanie sans fin.

                Elle s’évapore dans des brouillons avaleurs de kermesse.

     

                Le temps s’ébauche dans la proximité des signes.

                Il s’éparpille dans les draps de sable

                Ou s’adosse au mur encore chaud de la nuitée.

                Parfois il trace un cercle de collines

                Dans une brume pleine de nuances fuyantes.

     

                Le soleil disparaît derrière un crépuscule de nuages gris.

                On pressent l’orage et les traits avides de la pluie.

                Les bruits crépitent sous l’effusion des profonds labours.

                L’herbe drue dérobe les voix enracinées dans une terre colorée.

                Toutes les choses sont dans le grand livre des reflets intermittents du monde.

     

                Il y a des lieux qui vous parlent ou qui vous suscitent une étrange rêverie.

                Petit à petit on cueille des signes, la part du vent sur les pierres érodées.

                Puis viennent les émanations obscures et sauvages qui vibrent

                Quand le regard attache les domaines d’ombre à une transfiguration mystérieuse.

                Les autels invoquent les célébrations de la régénération d’un peuple.

     

                On peut découvrir aussi les rives heureuses de la fête de la paix,

                Dans la proximité divine pour croire sans réserve à la révélation.

                La beauté idéale mêle les lieux et les temps aux cris les plus purs.

                Elle devient au cœur d’un jardin la vision de nos pouvoirs intimes

                Que chantent les anges en louant la résurrection des morts.

     

                La vérité unique n’est jamais définitive malgré le chant ardent des cantiques

                Et l’orientation de l’âme si proche de la chair et des grandes actions universelles.

                L’ébauche de l’espérance est un commencement de foi pour mieux considérer le ciel

                Dans l’attente d’éclaircies entre des lueurs éparses et des rares éclairs.

                Autant de signes qui déchireront les brumes pour montrer le sourire des hommes.

                *Saint-Jean de Buèges 29 mai 2014

     

     

     

               Les yeux ouverts sur les pensées de la nuit

                 Les yeux ouverts sur les pensées de la nuit et sur les pentes enclavées

                Je cherche les scènes entrevues sous une lumière de crépuscule

                Dans des nobles et vieilles maisons où trônent aux murs repeints

                Des tableaux inachevés, des livres comme des gousses vides.

     

                Je perds la parole en pays étranger tout en attente de guérison

                Grâce aux baumes des arbres, du large ciel et des couleurs irisées.

                Le désir est toujours là derrière le grand rideau de nuages,

                Les étroits jardins, le froid le plus vif et les élans confus.

     

                A travers les apparences, je me fais un ballot d’images,

                Une sorte d’inventaire parmi des visages familiers,

                En oubliant le sens des lieux mais en devenant un tisserand de masques.

                Je traîne quelques lanternes qui éclairent des ombres sans racines.

     

                Dans l’effervescence des feuilles la sève matrice

                Sculpte les branches inégalement pour accroître

                La pesanteur des fruits dans l’allongement des saisons.

                Sur les enclos de pierre, l’absolu silence de la terre remuée.

     

                L’infini pénètre lentement les choses pour leur donner une longue résonance.

                Le jour veiné de rose se dessine dans le chant matinal des oiseaux.

                Les yeux semblent boire le monde et réveiller l’inattendu des images.

                Sur les routes votives, l’alchimie du verbe se mêle aux liturgies intimes.

                 *Montpellier 1 juin 2014

     

     Poèmes*4*

     

           

     

     

             J’ai caressé souvent les fleurs parsemées sur les talus des chemins.

                J’ai caressé souvent les fleurs parsemées sur les talus des chemins.

                J’ai senti la brûlure des ronces sur la fin du jour près des vieilles pierres sèches.

                Malgré la légèreté des collines et des cabanes ourlées,

                La rivière traçait son lit suivant ses humeurs dans le soleil pâlissant.

     

                Des miroirs écaillés reflétaient de longues artères presque vides

                Et des éboulis dans un courant de rêve qui circulait dans d’étranges couloirs.

                Je devinais le désordre des rues piétonnes et l’éclat baroque des églises.

                Par la pensée j’envoyais des cartes postales à des gens que je ne connaissais pas.

     

                Je voudrais jouer une musique qui ne serait faite que de variations infimes du silence.

                Pendant que sur le piano blanc, une colombe blanche battrait la mesure avec ses ailes.

                Quelques notes nocturnes dans le prolongement d’un tremblement de bougies,

                Feraient naître des milliers de petites choses qui s’éparpilleraient comme des abeilles.

     

                Les mains dénouées elles tentaient de tresser des prières au bord des yeux troublés,

                Pour retrouver les histoires de lumière et d’ombre et les tintements d’un rire.

                J’ai posé des petits papiers couleur de lune dans l’échancrure des arbres

                Dans l’espoir que la sève allaiterait mes mots avec une tendre jubilation.

                *Saint-Jean de Buèges 01 juin 2014

     

     Poèmes*4*

     

               

     

               Dans le pays crépusculaire

                 Dans le pays crépusculaire les cieux profonds se remplissent de figures

                Parfois étrangement déformées ou avec une bouche de masque tragique.

                Elles nous accompagnent sans but dans leur manteau de solitude.

     

                Dans les calices des fleurs, de l’eau bénite qui rafraîchit les fronts

                Et les peaux brûlées par un long voyage parmi les chemins entravés

                Mais avec la fierté d’être là en route dans le livre des heures.

     

                Le vent ce grand semeur sculpte nos visages dans l’émergence des choses infinies.

                Le chœur des nuits dans un reliquat de parfums multiples nous entraîne

                De l’effervescence des jardins abandonnés à l’éclosion des jardins enchantés.

     

                Dans leur quête lointaine les oiseaux migrateurs prennent le temps

                De s’arrêter sur les arbres de la vie pour écouter la sève caresser l’écorce.

                Tout entre en communion entre terre et ciel à l’heure des noces.

     

                Maintenant que nous connaissons le contour du sensible et le cycle des saisons,

                Le destin est un suc de l’âme qui laisse apercevoir le reflet d’une liberté tant obscurcie.

                La bouche du désir s’offre sur les eaux pures des délices intérieurs.

     

                *Montpellier 12 juin 2014

                                  

     

     Poèmes*4*

     

     

     

       Dans le secret des roseaux

      Dans le secret des roseaux, je suis un semeur d’alphabets et un sculpteur de nuages.

    Parfois je parle aux pierres sacrées devant un autel improvisé

    Et je disperse les graines des plantes portées par le souffle du vent

    Le long des vastes contrées pour se mélanger aux substances de la terre.

     

    Au grand pays des âmes, il y a la danse du soleil dans un cercle,

    Qui montre le pouvoir de l’univers et ses quatre points cardinaux qui donnent :

    L’est paix et lumière, le sud la chaleur, l’ouest la pluie et le nord force et endurance.

    Même la vie d’un homme est dans un cercle avec la vision de toutes les choses à venir.

     

    Il n’y a pas de solitude dans les grandes plaines ouvertes mais une lente espérance.

    On apprend les secrets qui glissent à travers vent et lumière et parmi les ombres mouvantes.

    La nuit transfigure l’obscur de l’âme dans la marche des mondes lointains et silencieux.

    Tout instant de vie est une communion dans l’amplitude des chants communautaires.

     *Chapelle Saint-Martin 17 août 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    Dans une nuit d’orage

     

     Dans une nuit d’orage et de vent tourbillonnant je parle d’un long voyage

    Dans des espaces infinis parce que je décide de gommer toutes les frontières.

    Avec l’encre de la nuit je trace des routes caravanières, des chemins de pèlerinage,

    Des archipels étranges, des quais embrumés et des montagnes sacrées.

     

    Je veux marcher dans la lumière jaune pour retrouver les beaux soirs d’été

    Comme lorsque j’écoutais vivre les blés et que je délaçais les liserons noirs.

    Je regarde briller la rosée sur les vignes et une sorte de buée bleue qui tremble sur la forêt.

    Au loin les chiens aboient et les volets se ferment autour des glycines.

     

    Je tente d’écrire dans un carnet l’odeur des livres et la fraîcheur des bords des eaux.

    Je dessine une bouche rose et laisse voir des veines pleines d’ombre d’amour.

    Parmi les carreaux de mousse, l’humidité fume. Elle laisse des bruits singuliers courir,

    Pendant que les feuilles ruissellent sur des parterres de grandes bruyères très rouges.

     

    Je ne cours pas après la beauté des sites qui suscitent tant de beaux sentiments,

    Et de chants aux lettres d’amour dans le bourdonnement inlassable des insectes.

    Les couleurs des robes caressent les reins et les seins ronds pour célébrer

    L’allégresse paisible des femmes mûres lorsqu’elles sont de nouveau amoureuses.

     

    Les herbes s’allongent suivant les quartiers de lune et l’intensité de la voie lactée,

    Pendant que la nuit se gonfle dans l’élaboration des plantes salutaires.

    Je lève mes pieuses mains pour cueillir l’eau d’une fraîche fontaine, les bribes du vent,

    Et pour reposer dans l’éveil d’un long printemps mon front sur l’épaule d’une tendre amie.

     

    *Montpellier 09 septembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    Je suis un pêcheur de lune

     Je suis un pêcheur de lune qui cherche des pièces uniques pour des chineurs du dimanche.

    Je vais dans des vieilles demeures où quelques objets tracent des siècles d’héritage.

    Les souvenirs et les carnets fleuris portent la mémoire intime des personnages

    Qui comme des ombres longent les rives d’un fleuve à la recherche d’un bateau-lavoir.

     

    J’écoute les blés vibrer dans l’amplitude brûlante d’un soleil rouge.

    Les abeilles fourmillent dans les calices des fleurs et dans la broderie d’un ciel bleu.

    Dans le silence, j’invoque un langage sans paroles choisies juste quelques rumeurs éphémères

    Parmi le bal d’une noce, quelques coups de vent et le chant d’une âme sauvage.

     

    Il y a le soleil qui embrase les tournesols et qui diminue les ombres des grands arbres centenaires.

    Au loin les sonnailles célèbrent la transhumance et les fleurs pleines de miel dans les hauts pâturages.

    Les narcisses se mirent le long du ruisseau qui chantonne sur les pierres qui roulent sans fin.

    Tout parle de musiques champêtres parmi les éclats arborisés et les renoncules incendiées d’or.

     

    Dans mon pays natal, l’angélus est toujours présent parmi les terres ouvertes aux saisons.

    Ici pas de nostalgie seulement quelques échos le long d’une vieille maison en pierres du ruisseau.

    Après les labours la terre entre en sommeil le temps de tisser ses racines à l’abri des gelées.

    Les brises légères effeuillent les brumes pour célébrer au printemps les roses de mai.

      *Montpellier 18 septembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    L’eau fraîche de mon enfance

     

    L’eau fraîche de mon enfance coule dans l’argile de ma mémoire

    Et dans les vergers du ciel pour rejoindre les grands vents porteurs des rêves écorchés.

     

    Avec des gestes légers j’anime les ombres vagabondes de mes nuits secrètes

    Et je joue à la guitare les derniers frissons de l’été.

     

    Le marbre brille dans le jardin des morts.

     

    Je traîne mon âme parmi les lunes noyées de brume,

    Pour oublier les tressaillements des amours inachevés.

     

    Entre les fleurs de la nuit et les blés ébouriffés,

    Les pensées vaines deviennent les notes lointaines des derniers appels perdus.

     

    Dans les ténèbres imparfaites errent inlassablement les âmes des morts,

    Aux abords du fleuve de vie, près d’un jardin de charme et de solitude.

     

    Mes lèvres en feu je colorie ta robe de crêpe

    Que je livre au vent du soir pour des noces mystiques.

     

    Sur les vitraux dorés d’une chapelle j’ai vu la naissance et la mort

    Dans la glorification des textes sacrés.

     

    J’ai mis des fleurs de saison dans des bouquets de souvenir.

    J’attends que défilent des robes écarlates sur un air de lyre.

     

    Je tente d’oublier tous les soleils endormis dans mes rêves bleus

    Pour célébrer tes mains virginales.

     

     *Montpellier 1 octobre 2014

     

    Poèmes*4*

     

     

     

     

    Des lacs de fleurs frissonnent dans les dolines

     Je demeure dans une ancienne ferme, aux pierres de basalte et au toit de lauzes, perdue au milieu des paysages grandioses de l’Aubrac.

    Le monde qui s’ouvre devant moi est jalonné de puys, d’énormes blocs granitiques et de vieux murets – tout cela accentue la beauté sauvage du lieu où j’habite.

    L’étable qui est vide est encore pleine de secrets, de mémoire.

    Elle est ouverte au sud pour prendre plus de soleil et de lumière.

    Autour de la ferme des lacs de fleurs frissonnent dans les dolines.

    Ici les âmes dolentes peuvent vous parler des jours de grand silence, des nuits de grandes peurs et du passage des grands oiseaux blancs.

    Parfois le soir le paysage ressemble à un désert lunaire tant l’affrontement tellurique éclate et donne naissance à des légendes où sorcières et fées se disputent sans cesse près des gouffres ou devant la langue d’herbe autour des lavognes.

    On connaît la tendresse des chiens et des brebis.

    Il existe des parfums tièdes qui vous enveloppent dans l’enfantement des rêves et des horizons qui s’ouvrent à l’infini.

    Je vis seul dans la compagnie des livres et la caresse du papier.

    Je n’oublie pas le départ si douloureux de ma douce amie vers le ciel d’espérance.

    Je me rappelle la douceur de ses lèvres, la caresse de sa main, le sourire de son visage, sa parole qui soigne et son regard si apaisant.

    Dans notre dernier été on mangeait des melons, des olives et quelques poissons aux reflets d’argent. Chaque jour je rends visite à mon amie dans ce cimetière dont la grille d’entrée grince.

    Ici logent des tombes, des croix et des noms dans un bel alignement de marbres et de terre ocre.

    Sa tombe est simple : un petit monticule de terre surmonté d’une croix en bois.

    C’était elle qui l’avait choisie.

    Je mets des fleurs de saison dans des bouquets de souvenirs et je récite des poèmes.

    Puis je quitte ce haut lieu de silence pour retrouver les grands chemins de vie sur le haut plateau volcanique dans l’attente de la transhumance et dans la lumière changeante qui à tout moment sculpte les courbes et les rochers.

     

     *Saint-Jacques des Blats 08 août 2014

      

    Poèmes*4*
     

     

     

    Je range dans un vieux placard des livres aux idées noires.

     

    Je range dans un vieux placard des livres aux idées noires.

    Je ne suis pas envahi de tristesse seulement la pluie frappe par moment à la fenêtre du salon.

    Ma douce amie est bien loin. Ses mains blanches si douces peignaient des belles aquarelles.

    Pendant ce temps je jouais au piano des improvisations, dans les heures les plus claires.

     

    Je suis allongé dans un pré de montagne, face au soleil d’été.

    J’entre dans une sorte de mélancolie des sentiments.

    Rien de bien violent. Juste quelques phrases malencontreuses,

    Qui rendent des moments de vie moins attachants.

     

    J’ai l’impression que le temps saute les heures,

    Tant le jour est proche de la nuit et que les rêves déjà se mettent en route.

    Quelques fragments anguleux commencent à peupler des séquences enluminées

    Par l’écho des voix lointaines qui lentement se rapprochent dans la nuitée.

     

    Devant le massif de glaïeuls, la chaise en osier de notre mère est toujours là.

    Notre mère nous a quittés si tragiquement qu’on n’a jamais osé déplacer la chaise.

    Par moment, elle nous paraît si présente que nous sommes envahis

    D’une forte émotion. Alors nous entrons dans un silence absolu.

     

    C’est une année où les fruits de mon verger sont amers.

    Ils n’ont pas été assez poudroyés et caressés par le soleil.

    Sur la longue route, quelques cailloux aigus blessent mes souliers

    Et tout au bout une chapelle entourée de fleurs sauvages et de lierre antique.

     

    Un vent se lève. Il semble murmurer des mots,

    Pendant que les coquelicots s’envolent lentement.

    Les vieilles pierres se couvrent de mousse. Elles arrondissent ce lieu de paix.

    De la terre monte un miel qui adoucit les prières.

      

    *Saint-Guilhem le Désert 3 décembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    DES PETITS MOTS

     J’ai mis dans toutes les pièces de ma maison des petits mots,

    Qui se font l’écho de la mélancolie de l’hiver et des rumeurs de baisers printaniers.

    La brume devient épaisse. Elle cache par endroit le paysage qui blanchit.

    Le vent emporte dans une légère valse quelques fumées bleutées.

     

    J’écris toujours à l’encre noire des paroles choisies parmi les amas de nuages

    Qui voyagent sans cesse entre le cœur de la nuit et l’aube naissante.

    Tout prend naissance parmi les corolles du temps et les chants mouillés

    De tant de passions qui se meuvent sous les arcades de chapelle abandonnée.

      

    *Saint-Guilhem le Désert 3 décembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    Je longe la solitude

     Je longe la solitude le long des chemins de pèlerinage,

    Des marches secrètes et des déserts si mystérieux.

    Le silence égrène les mots de l’instant

    Dans la courbe du jour et dans l’écoulement de la nuit.

     

    J’entre dans des cathédrales de lumières, dans des sombres monastères

    Dans le déroulement des paysages et le chant des oiseaux.

    Avec l’encre bleue des mers du sud, je nomadise

    Sous une pluie légère et sous un soleil caravanier.

     

    C’est étrange comme dans l’infini des nuits,

    Les arcanes du temps fleurissent sur les murs prophétiques

    Pour retomber dans les grandes plaines lunaires

    Où s’agitent les pures imaginations et les ombres dansantes.

     

    J’écris des lettres au silence pour que la misère prenne fin.

    J’arrache mon âme aux sombres oraisons

    Avec des liens de feu qui enflamment des fontaines vives

    Et qui atténuent des longues soifs et les plaies de la peur.

     

    Je ramasse les signes brisés qui portent encore l’odeur

    D’un corps endolori qui avec ses petits pas traîne dans la désolation

    Avec une écriture de sang et la douleur du monde.

    Il y a un trésor derrière la lumière cachée d’un amour halluciné.

     

    Il faut marcher pour atténuer la douleur et calmer l’intérieur de l’âme.

    Sur la terre sèche l’eau devient muette. Elle ride les paroles obscures.

    Depuis dans le balancement d’un vent inconnu les cendres se mettent à voler

    En emportant des fièvres humiliantes et des tendresses offensées.

     

    *Saint-Guilhem le Désert 25 janvier 2015

     

    Poèmes*4* 

     

     

     

    Je vois luire sur le sable

      Je vois luire sur le sable des consciences phosphorescentes

    Qui font des petits feux et qui naviguent dans l’œil du monde.

    Dans des villes inconnues, des têtes se courbent devant des ombres menaçantes.

    Le temps avance en froissant lentement les veines du soleil.

    Il n’y a plus de vol d’oiseaux aux pieds du ciel cicatrisé.

     

    Des arbres dans la rue portent des affiches fiévreuses.

    Tout parle des mots effeuillés et jetés des balcons endeuillés.

    Des longs cortèges embrassent des transgressions continuelles

    Devant le grand silence dans lequel ont disparu tant de voix aimées.

    Les yeux troubles nouent la langue qui lèche des braises de vie.

     

    On ne lave pas le sang quand il est marqué au fer rouge.

    Parmi les dents de fureur on ne fouille pas dans le bonheur futur.

    Les lèvres humides entaillent les champs infinis du ciel.

    Les nuages s’embrasent au loin et englobent les tourments terrestres

    Aux portes des clairières où coulent les eaux muettes des sauvages pulsations.

     *Montpellier 30 janvier 2015

     

     Poèmes*4*

     

     

     

     

     


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