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    Poèmes*7*

     

     

    La lumière tisse des volutes sur des pierres grises 

    (quelques poèmes extraits de ce recueil)

     

    Des autels d’espérance

    Sur le fil de l’horizon, le soleil glisse peu à peu en coloriant l’océan d’un rouge feu.

    Je tisse des fils d’argent sur la peau des mots avec un langage voilé.

    Je marche toute la nuit dans le grand silence noir en rythmant mes pulsations.

    Je dépose ici ou là les petites douleurs journalières parce que je n’écoute plus mon corps.

     

    J’entre dans un chant venu d’ailleurs en captant les mystérieux courants de force.

    Je me situe dans l’accord avec le présent au travers d’une forêt de symboles.

    Je veux peindre les éclats émotionnels dans le fondement des couleurs ciselées

    Pour donner à mon jardin intérieur des instants allégoriques.

     

    Les vibrations de l’âme changent les mouvements du corps

    Pour mieux espérer les phases de la vie dans la résonance du silence.

    Loin des miroirs sphériques il y a un temps pour l’enracinement et l’arborescence.

    L’espérance engrange la lumière et les récoltes minutieuses.

     

    L’heure des associations arrive dans une parfaite fluidité.

    Les mains dessinent de graduelles notes et s’invitent autour du feu.

    Me voilà transporté par les eaux de l’alchimie intérieure vers une terre nouvelle.

    Avec l’encre de la nuit je navigue au creux de l’horizon.

     

    La lumière du jour efface lentement ma nuit protectrice

    Pour me laisser boire tous les sucs et toutes les sèves de mon jardin secret.

    Lentement l’océan avale les ombres triangulaires et les signes éphémères du vent

    Pour laisser place à des autels d’espérance et des petites envolées lyriques.

     Montpellier 10 janvier 2016

     Poèmes*9*

     
     

    Je pose des baisers voyageurs

     Je pose des baisers voyageurs sur ta peau ambrée

    Avant que les mots colorent des instants précieux.

    Le frôlement de nos vies parallèles nous parle du temps qui passe

    Et de la fragilité du pouvoir magique des phrases.

     

    Le jardin des silences garde l’empreinte des pays de brumes

    Au bout de la plage de l’archipel du soleil.

    Au matin la terre sent l’herbe et l’étoffe de la nuit.

    La lanterne des souvenirs se balance sur le jeu des apparences.

     

    Avec une mémoire d’encrier je glisse parmi les ombres

    Sous une lune complice avec un frémissement de chair bleu.

    J’allume des paradoxes pour chasser les ratures de ma voix

    Sur la route du vent et la saison des romances.

     

    Je ne veux pas que ma parole souffre et qu’elle ne s’effrite parmi les grains de sable.

    J’ai trop besoin de l’enfance des soirs et de la germination de l’aube.

    Je veux écrire dans l’écorce de la terre que la langue des hommes

    Fusionne parmi les éclats d’orage et les feux d’un songe.

     

    Le goût des larmes se faufile entre deux jours dans la géographie des êtres.

    Je hume le temps dans les méandres de l’eau et dans la marche des nuages vagabonds.

    Dans la transhumance de toutes les mers jusqu’à l’extrémité de mes désirs.

    J’attelle mes rêves au grand souffle du large pour insérer la paix dans la partition du présent.

     

     Train Paris/Montpellier-Samedi  20 février 2016

     Poèmes*9*

     

    Je pose sur le rebord de ma fenêtre

     Je pose sur le rebord de ma fenêtre quelques mots recueillis pendant la nuit.

    Le soleil leur donnera peut-être quelques couleurs et les harmonisera sans doute.

    Je marche sur un chemin brodé de fleurs sauvages.

    Je rencontre des buveurs de lune sous l’emprise des ombres.

     

    Il n’y a pas de vérité à chercher, mais une vie à parcourir

    A travers des signes, des chants et des crépuscules violets.

    Tout engendre des étés de braise et des automnes de recueillement.

    La parole secrète parfois des larmes étranges ou des soupirs mélodieux.

     

    Les mots peuvent avoir des reflux quand les plis déroulent des mousses d’écume.

    L’aube rose n’est pas à l’abri des rafales déchaînées de la nuit.

    Des nuages chagrinent le monde dans le sillage des vents qui sifflent.

    La lumière tisse des volutes sur les pierres grises.

     

    Pourtant tout me paraît beau en me déliant des lignes imaginaires.

    La procession des âmes porte les scènes infinies de l’existence.

    L’écho traverse le grand désert pour faire éclore une musique envahissante

    Aux portes des jardins de silence et tout près de l’océan de paix.

     Montpellier 2 mai 2016

     Poèmes*9*

     

    J’écris des lettres

    Elles deviennent des mots qui donneront des paroles pour former le livre de ma vie.

    Ainsi se modèle le souffle de la connaissance dans la contemplation des étoiles.

    Le regard s’étend parmi les lys des champs.

    Il se met à l’écoute des oiseaux du jardin.

     

    Il y a le chant silencieux qui psalmodie le cœur de l’homme

    Le long des chemins de transhumance dans l’attente d’une aube nouvelle.

    On cherche le pays où le vent qui souffle adoucit l’air.

    Avec de belles pierres l’homme dresse un autel

    Sur cette terre de promesse tandis que le feu s’élève dans la nuit.

     

    Dans le goût de l’ombre sommeille parfois la cruauté des hommes.

    Alors dans l’intolérable dictature des idées naissent des masques de souffrance,

    Des geôles mouroirs et les longs cris des femmes au ventre saccagé.

     

    Dans le vagabondage inlassable des histoires sans fin toutes les rives inquiétantes

    Se décolorent sous l’ardeur quotidienne des rivières qui roulent des galets

    Et qui grignotent les berges tout en berçant les joncs et quelques talus sauvages.

     

     Mas du Gua 08 mars 2016

    Poèmes*9*

     

    Je n’attends aucune louange

     Je n’attends aucune louange seulement je te tends ma coupe de vin.

    La conscience se lèvera de l’intérieur : véritable respiration qui éclairera le corps.

    Il n’y a pas d’harmonie perdue car l’âme symbolise le souffle vital.

     

    Entre l’aube et le crépuscule parfois émergent des nuées et des brumes épaisses

    Dans la symphonie du ciel et dans la caresse du feu pour un baiser de paix.

    Je nettoie l’océan du devenir pour atténuer l’abri secret de l’âme sauvage.

     

    Je n’appelle pas à la prière ni même aux grâces divines,

    J’entre seulement plus à fond dans le désert pour repousser des souffrances plus intimes.

    On ne peut pas faire commerce avec d’intolérables pensées.

     

    Les rougeurs du crépuscule annoncent les ombres de la nuit.

    Alors je me suis allongé sur les ailes du vent. Rien n’est vrai que d’aimer

    Dans l’immense résonnance parce que la nuit est souvent traversée de clartés.

     

     Montpellier 10 mars 2016

     Poèmes*9*

     
     

    Au hasard de l’écriture

    Des mots trompeurs aux mots sucrés les phrases se dissimulent parmi les heures fugitives.

    La bise lance sur la maison des voiles de poudreuse.

    La lumière fait danser sur les murs des ombres fuyantes.

    J’écris dans un vieux cahier de classe les chemins de traverse

    A l’orée du bois touffu tout proche d’une indolente rivière.

     

    Au hasard de l’écriture j’énonce des rêves qui dans la bataille de la nuit

    Prennent des formes humaines. Elles viennent se poser

    Près du langage des arbres et des épineuses haies.

    Tout porte dans l’ondulation de la parole pour écarter la couverture des songes

    Et attendre quelques lueurs éphémères pour une lecture du livre de la vie.

     

    Je veille sur des petits morceaux aimés pour continuer à chercher la lumière

    Tout en écoutant cheminer la nuit dans une solitude de feu.

    Je n’oublie pas que j’aime une femme malgré l’ombre douce d’une absence.

    Vers le Sud le soleil est plus tendre pour les peines et les larmes.

    L’âme qui s’ouvre porte l’odeur de la terre humide et les sucs du monde.

     

    Au plus secret de ma blessure mille mondes frémissent au milieu des draps défaits.

    Au souvenir de mon amour j’avance parmi une rosée de tendresse pour une noce solaire.

    J’attends sa voix qui met en déroute les ombres parmi les faubourgs de l’amour.

    Son regard converse en silence et il s’ouvre de passion pour dénouer mon corps.

    Nous chantons comme une offrande avec les bras ouverts au bonheur.

     Montpellier 08 avril 2016

    Poèmes*9*

     

     Je suis en exil loin de ma terre natale.

    Je suis en exil loin de ma terre natale.

    La liberté est comme un ciel bleu avec quelques taches rouges.

    Mais les murs sombres de ma cellule portent des cris déchirés

    Dans un langage de mots bariolés par une lutte intense.

     

    Sur les berges de ma mémoire, je vois toujours ce cortège de nuages

    Qui défile dans la douceur des nuées le ventre rose

    Et qui me donne cette envie d’être un grand chercheur d’amour

    Sur la route où viennent peser le ciel et la rondeur de l’infini.

     

    Ce que je cherche dans la prière c’est le silence contemplatif.

    Je trouve beaucoup de cailloux dans la traversée des apparences.

    Ma voix sort de la nuit violette et devient l’ombre des mots

    Dans la fragilité de l’aube et dans les jardins du souvenir.

     

    Dans ma cellule,  j’écris dans un vieux carnet écorné

    Quelques turbulences pour mettre le temps en marge.

    Parfois la phrase devient une empreinte pour souligner la solitude de la page.

    Il m’arrive de tutoyer le temps pour repérer des mots qui guérissent.

     

    Quelques échos affectifs progressent dans les plis de l’aurore.

    J’ai longtemps été un visiteur de sites secrets et de labyrinthe métamorphosé.

    Malgré tous mes rêves n’ont jamais égratigné le temps.

    Ils suivaient des rues traversières sans aucune résonance.

     

    Je jette quelques passerelles quand dans le jour mes pas deviennent plus timides.

    Sur les pierres du miroir passe une galerie de visages.

    Elle me rappelle le partage et la sensibilité du geste qui s’en vont dans le vent nomade.

    Sur les murs de ma cellule je gratte mes mots pour leur donner plus d’éloquence.

     

    Maintenant je vais conjuguer ma vie au présent.

    J’ai déjà décodé des mots de passe et je donne des prénoms aux nuages.

    Je dompte ma mémoire pour en faire une boîte de couleurs.

    Je décompose le rythme des saisons pour épeler le soleil.

     Montpellier 30 avril 2016

    Poèmes*9*

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je pose sur le rebord de ma fenêtre

     

     

     

    Je pose sur le rebord de ma fenêtre quelques mots recueillis pendant la nuit.

    Le soleil leur donnera peut-être quelques couleurs et les harmonisera sans doute.

    Je marche sur un chemin brodé de fleurs sauvages.

    Je rencontre des buveurs de lune sous l’emprise des ombres.

     

    Il n’y a pas de vérité à chercher, mais une vie à parcourir

    A travers des signes, des chants et des crépuscules violets.

    Tout engendre des étés de braise et des automnes de recueillement.

    La parole secrète parfois des larmes étranges ou des soupirs mélodieux.

     

    Les mots peuvent avoir des reflux quand les plis déroulent des mousses d’écume.

    L’aube rose n’est pas à l’abri des rafales déchaînées de la nuit.

    Des nuages chagrinent le monde dans le sillage des vents qui sifflent.

    La lumière tisse des volutes sur les pierres grises.

     

    Pourtant tout me paraît beau en me déliant des lignes imaginaires.

    La procession des âmes porte les scènes infinies de l’existence.

    L’écho traverse le grand désert pour faire éclore une musique envahissante

    Aux portes des jardins de silence et tout près de l’océan de paix.

     

     

     

     

    Montpellier 2 mai 2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    J’écris des lettres

     

     

     

     

     

    Elles deviennent des mots qui donneront des paroles pour former le livre de ma vie.

    Ainsi se modèle le souffle de la connaissance dans la contemplation des étoiles.

    Le regard s’étend parmi les lys des champs.

    Il se met à l’écoute des oiseaux du jardin.

     

    Il y a le chant silencieux qui psalmodie le cœur de l’homme

    Le long des chemins de transhumance dans l’attente d’une aube nouvelle.

    On cherche le pays où le vent qui souffle adoucit l’air.

    Avec de belles pierres l’homme dresse un autel

    Sur cette terre de promesse tandis que le feu s’élève dans la nuit.

     

    Dans le goût de l’ombre sommeille parfois la cruauté des hommes.

    Alors dans l’intolérable dictature des idées naissent des masques de souffrance,

    Des geôles mouroirs et les longs cris des femmes au ventre saccagé.

     

    Dans le vagabondage inlassable des histoires sans fin toutes les rives inquiétantes

    Se décolorent sous l’ardeur quotidienne des rivières qui roulent des galets

    Et qui grignotent les berges tout en berçant les joncs et quelques talus sauvages.

     

     

     

     

    Mas du Gua 08 mars 2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je n’attends aucune louange

     

     

    Je n’attends aucune louange seulement je te tends ma coupe de vin.

    La conscience se lèvera de l’intérieur : véritable respiration qui éclairera le corps.

    Il n’y a pas d’harmonie perdue car l’âme symbolise le souffle vital.

     

    Entre l’aube et le crépuscule parfois émergent des nuées et des brumes épaisses

    Dans la symphonie du ciel et dans la caresse du feu pour un baiser de paix.

    Je nettoie l’océan du devenir pour atténuer l’abri secret de l’âme sauvage.

     

    Je n’appelle pas à la prière ni même aux grâces divines,

    J’entre seulement plus à fond dans le désert pour repousser des souffrances plus intimes.

    On ne peut pas faire commerce avec d’intolérables pensées.

     

    Les rougeurs du crépuscule annoncent les ombres de la nuit.

    Alors je me suis allongé sur les ailes du vent. Rien n’est vrai que d’aimer

    Dans l’immense résonnance parce que la nuit est souvent traversée de clartés.

     

     

     

    Montpellier 10 mars 2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Au hasard de l’écriture

     

     

     

    Des mots trompeurs aux mots sucrés les phrases se dissimulent parmi les heures fugitives.

    La bise lance sur la maison des voiles de poudreuse.

    La lumière fait danser sur les murs des ombres fuyantes.

    J’écris dans un vieux cahier de classe les chemins de traverse

    A l’orée du bois touffu tout proche d’une indolente rivière.

     

    Au hasard de l’écriture j’énonce des rêves qui dans la bataille de la nuit

    Prennent des formes humaines. Elles viennent se poser

    Près du langage des arbres et des épineuses haies.

    Tout porte dans l’ondulation de la parole pour écarter la couverture des songes

    Et attendre quelques lueurs éphémères pour une lecture du livre de la vie.

     

    Je veille sur des petits morceaux aimés pour continuer à chercher la lumière

    Tout en écoutant cheminer la nuit dans une solitude de feu.

    Je n’oublie pas que j’aime une femme malgré l’ombre douce d’une absence.

    Vers le Sud le soleil est plus tendre pour les peines et les larmes.

    L’âme qui s’ouvre porte l’odeur de la terre humide et les sucs du monde.

     

    Au plus secret de ma blessure mille mondes frémissent au milieu des draps défaits.

    Au souvenir de mon amour j’avance parmi une rosée de tendresse pour une noce solaire.

    J’attends sa voix qui met en déroute les ombres parmi les faubourgs de l’amour.

    Son regard converse en silence et il s’ouvre de passion pour dénouer mon corps.

    Nous chantons comme une offrande avec les bras ouverts au bonheur.

     

     

     

    Montpellier 08 avril 2016

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Je suis en exil loin de ma terre natale.

     

     

     

    Je suis en exil loin de ma terre natale.

    La liberté est comme un ciel bleu avec quelques taches rouges.

    Mais les murs sombres de ma cellule portent des cris déchirés

    Dans un langage de mots bariolés par une lutte intense.

     

    Sur les berges de ma mémoire, je vois toujours ce cortège de nuages

    Qui défile dans la douceur des nuées le ventre rose

    Et qui me donne cette envie d’être un grand chercheur d’amour

    Sur la route où viennent peser le ciel et la rondeur de l’infini.

     

    Ce que je cherche dans la prière c’est le silence contemplatif.

    Je trouve beaucoup de cailloux dans la traversée des apparences.

    Ma voix sort de la nuit violette et devient l’ombre des mots

    Dans la fragilité de l’aube et dans les jardins du souvenir.

     

    Dans ma cellule,  j’écris dans un vieux carnet écorné

    Quelques turbulences pour mettre le temps en marge.

    Parfois la phrase devient une empreinte pour souligner la solitude de la page.

    Il m’arrive de tutoyer le temps pour repérer des mots qui guérissent.

     

    Quelques échos affectifs progressent dans les plis de l’aurore.

    J’ai longtemps été un visiteur de sites secrets et de labyrinthe métamorphosé.

    Malgré tous mes rêves n’ont jamais égratigné le temps.

    Ils suivaient des rues traversières sans aucune résonance.

     

    Je jette quelques passerelles quand dans le jour mes pas deviennent plus timides.

    Sur les pierres du miroir passe une galerie de visages.

    Elle me rappelle le partage et la sensibilité du geste qui s’en vont dans le vent nomade.

    Sur les murs de ma cellule je gratte mes mots pour leur donner plus d’éloquence.

     

    Maintenant je vais conjuguer ma vie au présent.

    J’ai déjà décodé des mots de passe et je donne des prénoms aux nuages.

    Je dompte ma mémoire pour en faire une boîte de couleurs.

    Je décompose le rythme des saisons pour épeler le soleil.

     

     

    Montpellier 30 avril 2016

     

     

     

     

     

     

     

     


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