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    Printemps des poètes 2017

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    Printemps des poètes 2017

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    Printemps des poètes 2017

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    Printemps des poètes 2017   Printemps des poètes 2017

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


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    Rencontres poétiques*2*

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     RENCONTRES POÉTIQUES

    Rencontres poétiques*2*

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    RENCONTRES POÉTIQUES

    *3*

     

    Rencontres poétiques*3*

     

     

     


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    Joyeux noel 2016

     

    Joyeux noel 2016

     

     

     

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    Poèmes*4*

     

     

     

    Les yeux ouverts sur les pensées de la nuit :

     

                             Je vois dans le filet des mots

                            Je vois dans le filet des mots quelques folies passagères

                            Qui rejoignent un ciel plein de lueurs sanguines.

                            Le vent pousse sans arrêt une plainte amère.

                            Il fait danser de larges mouchoirs pendus aux balcons.

     

                            Des mots troublants marchent dans la rue

                            Parfois ils ricochent dans des échos embrouillés,

                            Et souvent ils s’éparpillent parmi les fleurs gonflées de larmes.

     

                            Le soleil fait plisser les yeux.

                            Il donne aux ombres de mauvaise mine.

     

                            Tous les rêves pénibles sont dehors.

                            Ils égrènent les chagrins d’amour dans des voyages sans fin.

                            Des vagues de phrases émigrent vers des paysages sans nom

                            Dans la confusion des heures et des amours déteints.

     

                            Il y a les chants oubliés qui s’élèvent sur la bordure

                            Des mots précis quand les lignes du cœur s’éloignent du feu.

     

                            Malgré le long silence de la parole, les mains dessinent

                            Des tracés mouvants dans des pays chauds, sous un soleil gourmand

                            Qui laissent apparaître de légers souvenirs en boucles sur le front.

     

                            Les mots assemblés forment alors un bandeau lumineux.

     

    Poèmes*4*

     

               

     

     

    Je jouerai pour vous

                Je jouerai pour vous quelques valses nobles et sentimentales

                Malgré de longs silences inattendus et de petits carrés de soie.

                Dans les échos du jour j’ai regardé passer votre ombre parmi les branches du temps.

                Les couleurs saisonnières déclinent la tempérance des mots.

     

                Je vous ai apporté un bouquet de roses rouges et quelques lettres oubliées.

                Je vous ai écrit si souvent que mes phrases parfois s’égaraient longtemps

                Puis elles revenaient plus sages et plus fleuries sans aucune note d’amère pensée.

                Les rêves passent mais votre voix est toujours un bruit si doux et si printanier.

     

                Loin de vous, j’ai pris pour compagne la lecture et des partitions nocturnes.

                Rien ne pouvait m’écarter des beaux jours passés en votre compagnie.

                Peut-être nous marcherons ensemble à nouveau en disant à haute voix des poèmes

                Et en écoutant le vent dire des secrets à des arbres qui frissonnent.

     

                J’ai compris votre absence et votre émotion si forte.

                Votre souffle en passant m’a brûlé. Je suis là à vous attendre.

                Venez-vous asseoir à mes côtés, nous jouerons à quatre mains

                Des offrandes musicales pour un long voyage azuré.

     

    Montpellier 28 Décembre 2013

     

     

              Dans les jardins du vent

                 Dans les jardins du vent, j’ai cueilli des fleurs à l’encre violette

                Pour dessiner sur mon carnet une silhouette d’une jeune fille aux cheveux bouclés.

                Elle portait une robe légère en vichy bleu pâle qui virevoltait à chacun de ses   mouvements.

                Sa démarche était dansante.

                Elle avait une taille mince et de longues jambes nerveuses.

                J’ai redessiné au bâton rouge ses lèvres fines.

                Elle fredonnait un rendez-vous au sourire d’avril.

                 * Le Grau  du Roi 08 mars 2014

     

     Poèmes*4*

           

     

     

      Femme dans les longs dimanches de l’attente

                 Femme dans les longs dimanches de l’attente

                Mes mots impatients s’accrochaient à l’horloge d’une gare sans nom.

                Les heures s’allongeaient sur les voies, en bordure d’un reste de quai.

                Des images glissaient sans cesse sur nos futurs rendez-vous

                Parmi une nature faiseuse de troubles et de bruits improvisés.

     

                Dans le vent pourchasseur de nuages féconds tout prenait des airs complices

                Avec une assurance étonnante. Parfois une pluie argentine,

                Laissait quelques flaques miroirs de mes pensées dentelées

                Au seuil d’une rencontre où les paroles timides formaient une mosaïque étrange

                Pour évoluer dans des paysages inutiles du silence et de la prière.

     

                Femme dans les longs dimanches de l’attente

                Je voyageais dans mes rêves vers des pays épicés et des orients mystérieux.

                Je portais toujours quelques vieilles cartes pour étudier des endroits surprenants.

                Je préparais la cérémonie des mains et les phrases enluminées

                Pour des noces où l’on boirait de l’hydromel et quelques gouttes d’un ciel lacté.

     

                Les couleurs du temps croquaient des tableaux fantaisistes  

                Qui s’effaçaient devant la buée de nos expressions vagabondes.

                Au plus loin, nous porterons un enlacement de dépendances douces

                Au milieu d’un jardin dans l’odeur infinie des roses et des rires légers

                Pour célébrer la venue d’un matin lumineux et secret.

                *Vaison la Romaine 02 mai 2014

     

     Poèmes*4*

     

             

     

              Depuis cette nuit bénie

                                                                  

                Depuis cette nuit bénie, c’est votre regard que je vois partout.

                Il rend le présent si délicieux puisque j’ose vous le dire je vous aime.

                J’ai mis des bouquets de roses à l’entrée de la nuit,

                Pour célébrer des noces étoilées et des mots enluminés.

     

                Vous êtes venue à ma rencontre tout inondée de musique.

                Votre guitare chante des accords parfaits sous vos doigts si légers.

                La vie est une partition si souvent renouvelée qu’elle fleurit

                Des instants intimes et met l’âme en ballade parmi les couleurs du temps.

     

                Dans la floraison des phrases inattendues, j’écris avec l’encre bleutée

                Le balancement harmonique de nos corps dans les instants retrouvés.

                Je viens vers vous en semant des signes d’amour et des baisers d’encre

                Puis dans l’émotion la plus forte j’entre dans votre maison pour fêter notre bonheur.

                *Montpellier 24 mai 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

              Dans l’échelonnement des tempérances nocturnes,

                 Dans l’échelonnement des tempérances nocturnes,

                Le singulier mélange des rêves confus, agités,

                Dessine une profusion de vie dans un cheminement des plus inattendus.

                Même la bonne parole finit dans une litanie sans fin.

                Elle s’évapore dans des brouillons avaleurs de kermesse.

     

                Le temps s’ébauche dans la proximité des signes.

                Il s’éparpille dans les draps de sable

                Ou s’adosse au mur encore chaud de la nuitée.

                Parfois il trace un cercle de collines

                Dans une brume pleine de nuances fuyantes.

     

                Le soleil disparaît derrière un crépuscule de nuages gris.

                On pressent l’orage et les traits avides de la pluie.

                Les bruits crépitent sous l’effusion des profonds labours.

                L’herbe drue dérobe les voix enracinées dans une terre colorée.

                Toutes les choses sont dans le grand livre des reflets intermittents du monde.

     

                Il y a des lieux qui vous parlent ou qui vous suscitent une étrange rêverie.

                Petit à petit on cueille des signes, la part du vent sur les pierres érodées.

                Puis viennent les émanations obscures et sauvages qui vibrent

                Quand le regard attache les domaines d’ombre à une transfiguration mystérieuse.

                Les autels invoquent les célébrations de la régénération d’un peuple.

     

                On peut découvrir aussi les rives heureuses de la fête de la paix,

                Dans la proximité divine pour croire sans réserve à la révélation.

                La beauté idéale mêle les lieux et les temps aux cris les plus purs.

                Elle devient au cœur d’un jardin la vision de nos pouvoirs intimes

                Que chantent les anges en louant la résurrection des morts.

     

                La vérité unique n’est jamais définitive malgré le chant ardent des cantiques

                Et l’orientation de l’âme si proche de la chair et des grandes actions universelles.

                L’ébauche de l’espérance est un commencement de foi pour mieux considérer le ciel

                Dans l’attente d’éclaircies entre des lueurs éparses et des rares éclairs.

                Autant de signes qui déchireront les brumes pour montrer le sourire des hommes.

                *Saint-Jean de Buèges 29 mai 2014

     

     

     

               Les yeux ouverts sur les pensées de la nuit

                 Les yeux ouverts sur les pensées de la nuit et sur les pentes enclavées

                Je cherche les scènes entrevues sous une lumière de crépuscule

                Dans des nobles et vieilles maisons où trônent aux murs repeints

                Des tableaux inachevés, des livres comme des gousses vides.

     

                Je perds la parole en pays étranger tout en attente de guérison

                Grâce aux baumes des arbres, du large ciel et des couleurs irisées.

                Le désir est toujours là derrière le grand rideau de nuages,

                Les étroits jardins, le froid le plus vif et les élans confus.

     

                A travers les apparences, je me fais un ballot d’images,

                Une sorte d’inventaire parmi des visages familiers,

                En oubliant le sens des lieux mais en devenant un tisserand de masques.

                Je traîne quelques lanternes qui éclairent des ombres sans racines.

     

                Dans l’effervescence des feuilles la sève matrice

                Sculpte les branches inégalement pour accroître

                La pesanteur des fruits dans l’allongement des saisons.

                Sur les enclos de pierre, l’absolu silence de la terre remuée.

     

                L’infini pénètre lentement les choses pour leur donner une longue résonance.

                Le jour veiné de rose se dessine dans le chant matinal des oiseaux.

                Les yeux semblent boire le monde et réveiller l’inattendu des images.

                Sur les routes votives, l’alchimie du verbe se mêle aux liturgies intimes.

                 *Montpellier 1 juin 2014

     

     Poèmes*4*

     

           

     

     

             J’ai caressé souvent les fleurs parsemées sur les talus des chemins.

                J’ai caressé souvent les fleurs parsemées sur les talus des chemins.

                J’ai senti la brûlure des ronces sur la fin du jour près des vieilles pierres sèches.

                Malgré la légèreté des collines et des cabanes ourlées,

                La rivière traçait son lit suivant ses humeurs dans le soleil pâlissant.

     

                Des miroirs écaillés reflétaient de longues artères presque vides

                Et des éboulis dans un courant de rêve qui circulait dans d’étranges couloirs.

                Je devinais le désordre des rues piétonnes et l’éclat baroque des églises.

                Par la pensée j’envoyais des cartes postales à des gens que je ne connaissais pas.

     

                Je voudrais jouer une musique qui ne serait faite que de variations infimes du silence.

                Pendant que sur le piano blanc, une colombe blanche battrait la mesure avec ses ailes.

                Quelques notes nocturnes dans le prolongement d’un tremblement de bougies,

                Feraient naître des milliers de petites choses qui s’éparpilleraient comme des abeilles.

     

                Les mains dénouées elles tentaient de tresser des prières au bord des yeux troublés,

                Pour retrouver les histoires de lumière et d’ombre et les tintements d’un rire.

                J’ai posé des petits papiers couleur de lune dans l’échancrure des arbres

                Dans l’espoir que la sève allaiterait mes mots avec une tendre jubilation.

                *Saint-Jean de Buèges 01 juin 2014

     

     Poèmes*4*

     

               

     

               Dans le pays crépusculaire

                 Dans le pays crépusculaire les cieux profonds se remplissent de figures

                Parfois étrangement déformées ou avec une bouche de masque tragique.

                Elles nous accompagnent sans but dans leur manteau de solitude.

     

                Dans les calices des fleurs, de l’eau bénite qui rafraîchit les fronts

                Et les peaux brûlées par un long voyage parmi les chemins entravés

                Mais avec la fierté d’être là en route dans le livre des heures.

     

                Le vent ce grand semeur sculpte nos visages dans l’émergence des choses infinies.

                Le chœur des nuits dans un reliquat de parfums multiples nous entraîne

                De l’effervescence des jardins abandonnés à l’éclosion des jardins enchantés.

     

                Dans leur quête lointaine les oiseaux migrateurs prennent le temps

                De s’arrêter sur les arbres de la vie pour écouter la sève caresser l’écorce.

                Tout entre en communion entre terre et ciel à l’heure des noces.

     

                Maintenant que nous connaissons le contour du sensible et le cycle des saisons,

                Le destin est un suc de l’âme qui laisse apercevoir le reflet d’une liberté tant obscurcie.

                La bouche du désir s’offre sur les eaux pures des délices intérieurs.

     

                *Montpellier 12 juin 2014

                                  

     

     Poèmes*4*

     

     

     

       Dans le secret des roseaux

      Dans le secret des roseaux, je suis un semeur d’alphabets et un sculpteur de nuages.

    Parfois je parle aux pierres sacrées devant un autel improvisé

    Et je disperse les graines des plantes portées par le souffle du vent

    Le long des vastes contrées pour se mélanger aux substances de la terre.

     

    Au grand pays des âmes, il y a la danse du soleil dans un cercle,

    Qui montre le pouvoir de l’univers et ses quatre points cardinaux qui donnent :

    L’est paix et lumière, le sud la chaleur, l’ouest la pluie et le nord force et endurance.

    Même la vie d’un homme est dans un cercle avec la vision de toutes les choses à venir.

     

    Il n’y a pas de solitude dans les grandes plaines ouvertes mais une lente espérance.

    On apprend les secrets qui glissent à travers vent et lumière et parmi les ombres mouvantes.

    La nuit transfigure l’obscur de l’âme dans la marche des mondes lointains et silencieux.

    Tout instant de vie est une communion dans l’amplitude des chants communautaires.

     *Chapelle Saint-Martin 17 août 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    Dans une nuit d’orage

     

     Dans une nuit d’orage et de vent tourbillonnant je parle d’un long voyage

    Dans des espaces infinis parce que je décide de gommer toutes les frontières.

    Avec l’encre de la nuit je trace des routes caravanières, des chemins de pèlerinage,

    Des archipels étranges, des quais embrumés et des montagnes sacrées.

     

    Je veux marcher dans la lumière jaune pour retrouver les beaux soirs d’été

    Comme lorsque j’écoutais vivre les blés et que je délaçais les liserons noirs.

    Je regarde briller la rosée sur les vignes et une sorte de buée bleue qui tremble sur la forêt.

    Au loin les chiens aboient et les volets se ferment autour des glycines.

     

    Je tente d’écrire dans un carnet l’odeur des livres et la fraîcheur des bords des eaux.

    Je dessine une bouche rose et laisse voir des veines pleines d’ombre d’amour.

    Parmi les carreaux de mousse, l’humidité fume. Elle laisse des bruits singuliers courir,

    Pendant que les feuilles ruissellent sur des parterres de grandes bruyères très rouges.

     

    Je ne cours pas après la beauté des sites qui suscitent tant de beaux sentiments,

    Et de chants aux lettres d’amour dans le bourdonnement inlassable des insectes.

    Les couleurs des robes caressent les reins et les seins ronds pour célébrer

    L’allégresse paisible des femmes mûres lorsqu’elles sont de nouveau amoureuses.

     

    Les herbes s’allongent suivant les quartiers de lune et l’intensité de la voie lactée,

    Pendant que la nuit se gonfle dans l’élaboration des plantes salutaires.

    Je lève mes pieuses mains pour cueillir l’eau d’une fraîche fontaine, les bribes du vent,

    Et pour reposer dans l’éveil d’un long printemps mon front sur l’épaule d’une tendre amie.

     

    *Montpellier 09 septembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    Je suis un pêcheur de lune

     Je suis un pêcheur de lune qui cherche des pièces uniques pour des chineurs du dimanche.

    Je vais dans des vieilles demeures où quelques objets tracent des siècles d’héritage.

    Les souvenirs et les carnets fleuris portent la mémoire intime des personnages

    Qui comme des ombres longent les rives d’un fleuve à la recherche d’un bateau-lavoir.

     

    J’écoute les blés vibrer dans l’amplitude brûlante d’un soleil rouge.

    Les abeilles fourmillent dans les calices des fleurs et dans la broderie d’un ciel bleu.

    Dans le silence, j’invoque un langage sans paroles choisies juste quelques rumeurs éphémères

    Parmi le bal d’une noce, quelques coups de vent et le chant d’une âme sauvage.

     

    Il y a le soleil qui embrase les tournesols et qui diminue les ombres des grands arbres centenaires.

    Au loin les sonnailles célèbrent la transhumance et les fleurs pleines de miel dans les hauts pâturages.

    Les narcisses se mirent le long du ruisseau qui chantonne sur les pierres qui roulent sans fin.

    Tout parle de musiques champêtres parmi les éclats arborisés et les renoncules incendiées d’or.

     

    Dans mon pays natal, l’angélus est toujours présent parmi les terres ouvertes aux saisons.

    Ici pas de nostalgie seulement quelques échos le long d’une vieille maison en pierres du ruisseau.

    Après les labours la terre entre en sommeil le temps de tisser ses racines à l’abri des gelées.

    Les brises légères effeuillent les brumes pour célébrer au printemps les roses de mai.

      *Montpellier 18 septembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    L’eau fraîche de mon enfance

     

    L’eau fraîche de mon enfance coule dans l’argile de ma mémoire

    Et dans les vergers du ciel pour rejoindre les grands vents porteurs des rêves écorchés.

     

    Avec des gestes légers j’anime les ombres vagabondes de mes nuits secrètes

    Et je joue à la guitare les derniers frissons de l’été.

     

    Le marbre brille dans le jardin des morts.

     

    Je traîne mon âme parmi les lunes noyées de brume,

    Pour oublier les tressaillements des amours inachevés.

     

    Entre les fleurs de la nuit et les blés ébouriffés,

    Les pensées vaines deviennent les notes lointaines des derniers appels perdus.

     

    Dans les ténèbres imparfaites errent inlassablement les âmes des morts,

    Aux abords du fleuve de vie, près d’un jardin de charme et de solitude.

     

    Mes lèvres en feu je colorie ta robe de crêpe

    Que je livre au vent du soir pour des noces mystiques.

     

    Sur les vitraux dorés d’une chapelle j’ai vu la naissance et la mort

    Dans la glorification des textes sacrés.

     

    J’ai mis des fleurs de saison dans des bouquets de souvenir.

    J’attends que défilent des robes écarlates sur un air de lyre.

     

    Je tente d’oublier tous les soleils endormis dans mes rêves bleus

    Pour célébrer tes mains virginales.

     

     *Montpellier 1 octobre 2014

     

    Poèmes*4*

     

     

     

     

    Des lacs de fleurs frissonnent dans les dolines

     Je demeure dans une ancienne ferme, aux pierres de basalte et au toit de lauzes, perdue au milieu des paysages grandioses de l’Aubrac.

    Le monde qui s’ouvre devant moi est jalonné de puys, d’énormes blocs granitiques et de vieux murets – tout cela accentue la beauté sauvage du lieu où j’habite.

    L’étable qui est vide est encore pleine de secrets, de mémoire.

    Elle est ouverte au sud pour prendre plus de soleil et de lumière.

    Autour de la ferme des lacs de fleurs frissonnent dans les dolines.

    Ici les âmes dolentes peuvent vous parler des jours de grand silence, des nuits de grandes peurs et du passage des grands oiseaux blancs.

    Parfois le soir le paysage ressemble à un désert lunaire tant l’affrontement tellurique éclate et donne naissance à des légendes où sorcières et fées se disputent sans cesse près des gouffres ou devant la langue d’herbe autour des lavognes.

    On connaît la tendresse des chiens et des brebis.

    Il existe des parfums tièdes qui vous enveloppent dans l’enfantement des rêves et des horizons qui s’ouvrent à l’infini.

    Je vis seul dans la compagnie des livres et la caresse du papier.

    Je n’oublie pas le départ si douloureux de ma douce amie vers le ciel d’espérance.

    Je me rappelle la douceur de ses lèvres, la caresse de sa main, le sourire de son visage, sa parole qui soigne et son regard si apaisant.

    Dans notre dernier été on mangeait des melons, des olives et quelques poissons aux reflets d’argent. Chaque jour je rends visite à mon amie dans ce cimetière dont la grille d’entrée grince.

    Ici logent des tombes, des croix et des noms dans un bel alignement de marbres et de terre ocre.

    Sa tombe est simple : un petit monticule de terre surmonté d’une croix en bois.

    C’était elle qui l’avait choisie.

    Je mets des fleurs de saison dans des bouquets de souvenirs et je récite des poèmes.

    Puis je quitte ce haut lieu de silence pour retrouver les grands chemins de vie sur le haut plateau volcanique dans l’attente de la transhumance et dans la lumière changeante qui à tout moment sculpte les courbes et les rochers.

     

     *Saint-Jacques des Blats 08 août 2014

      

    Poèmes*4*
     

     

     

    Je range dans un vieux placard des livres aux idées noires.

     

    Je range dans un vieux placard des livres aux idées noires.

    Je ne suis pas envahi de tristesse seulement la pluie frappe par moment à la fenêtre du salon.

    Ma douce amie est bien loin. Ses mains blanches si douces peignaient des belles aquarelles.

    Pendant ce temps je jouais au piano des improvisations, dans les heures les plus claires.

     

    Je suis allongé dans un pré de montagne, face au soleil d’été.

    J’entre dans une sorte de mélancolie des sentiments.

    Rien de bien violent. Juste quelques phrases malencontreuses,

    Qui rendent des moments de vie moins attachants.

     

    J’ai l’impression que le temps saute les heures,

    Tant le jour est proche de la nuit et que les rêves déjà se mettent en route.

    Quelques fragments anguleux commencent à peupler des séquences enluminées

    Par l’écho des voix lointaines qui lentement se rapprochent dans la nuitée.

     

    Devant le massif de glaïeuls, la chaise en osier de notre mère est toujours là.

    Notre mère nous a quittés si tragiquement qu’on n’a jamais osé déplacer la chaise.

    Par moment, elle nous paraît si présente que nous sommes envahis

    D’une forte émotion. Alors nous entrons dans un silence absolu.

     

    C’est une année où les fruits de mon verger sont amers.

    Ils n’ont pas été assez poudroyés et caressés par le soleil.

    Sur la longue route, quelques cailloux aigus blessent mes souliers

    Et tout au bout une chapelle entourée de fleurs sauvages et de lierre antique.

     

    Un vent se lève. Il semble murmurer des mots,

    Pendant que les coquelicots s’envolent lentement.

    Les vieilles pierres se couvrent de mousse. Elles arrondissent ce lieu de paix.

    De la terre monte un miel qui adoucit les prières.

      

    *Saint-Guilhem le Désert 3 décembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    DES PETITS MOTS

     J’ai mis dans toutes les pièces de ma maison des petits mots,

    Qui se font l’écho de la mélancolie de l’hiver et des rumeurs de baisers printaniers.

    La brume devient épaisse. Elle cache par endroit le paysage qui blanchit.

    Le vent emporte dans une légère valse quelques fumées bleutées.

     

    J’écris toujours à l’encre noire des paroles choisies parmi les amas de nuages

    Qui voyagent sans cesse entre le cœur de la nuit et l’aube naissante.

    Tout prend naissance parmi les corolles du temps et les chants mouillés

    De tant de passions qui se meuvent sous les arcades de chapelle abandonnée.

      

    *Saint-Guilhem le Désert 3 décembre 2014

     

     Poèmes*4*

     

     

     

    Je longe la solitude

     Je longe la solitude le long des chemins de pèlerinage,

    Des marches secrètes et des déserts si mystérieux.

    Le silence égrène les mots de l’instant

    Dans la courbe du jour et dans l’écoulement de la nuit.

     

    J’entre dans des cathédrales de lumières, dans des sombres monastères

    Dans le déroulement des paysages et le chant des oiseaux.

    Avec l’encre bleue des mers du sud, je nomadise

    Sous une pluie légère et sous un soleil caravanier.

     

    C’est étrange comme dans l’infini des nuits,

    Les arcanes du temps fleurissent sur les murs prophétiques

    Pour retomber dans les grandes plaines lunaires

    Où s’agitent les pures imaginations et les ombres dansantes.

     

    J’écris des lettres au silence pour que la misère prenne fin.

    J’arrache mon âme aux sombres oraisons

    Avec des liens de feu qui enflamment des fontaines vives

    Et qui atténuent des longues soifs et les plaies de la peur.

     

    Je ramasse les signes brisés qui portent encore l’odeur

    D’un corps endolori qui avec ses petits pas traîne dans la désolation

    Avec une écriture de sang et la douleur du monde.

    Il y a un trésor derrière la lumière cachée d’un amour halluciné.

     

    Il faut marcher pour atténuer la douleur et calmer l’intérieur de l’âme.

    Sur la terre sèche l’eau devient muette. Elle ride les paroles obscures.

    Depuis dans le balancement d’un vent inconnu les cendres se mettent à voler

    En emportant des fièvres humiliantes et des tendresses offensées.

     

    *Saint-Guilhem le Désert 25 janvier 2015

     

    Poèmes*4* 

     

     

     

    Je vois luire sur le sable

      Je vois luire sur le sable des consciences phosphorescentes

    Qui font des petits feux et qui naviguent dans l’œil du monde.

    Dans des villes inconnues, des têtes se courbent devant des ombres menaçantes.

    Le temps avance en froissant lentement les veines du soleil.

    Il n’y a plus de vol d’oiseaux aux pieds du ciel cicatrisé.

     

    Des arbres dans la rue portent des affiches fiévreuses.

    Tout parle des mots effeuillés et jetés des balcons endeuillés.

    Des longs cortèges embrassent des transgressions continuelles

    Devant le grand silence dans lequel ont disparu tant de voix aimées.

    Les yeux troubles nouent la langue qui lèche des braises de vie.

     

    On ne lave pas le sang quand il est marqué au fer rouge.

    Parmi les dents de fureur on ne fouille pas dans le bonheur futur.

    Les lèvres humides entaillent les champs infinis du ciel.

    Les nuages s’embrasent au loin et englobent les tourments terrestres

    Aux portes des clairières où coulent les eaux muettes des sauvages pulsations.

     *Montpellier 30 janvier 2015

     

     Poèmes*4*

     

     

     

     

     


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    MUSIQUE

    mettez le son

     

     

    Salle Pétrarque * poèmes 2016

     

       

    Salle Pétrarque

     de 18 h. à 21 h. * Entrée Libre

    *

    Salle Pétrarque

    Depuis novembre 2008 

    La délégation régionale de la Société des Poètes Français organise
    le deuxième jeudi de chaque mois une soirée de poésie

    En première partie :
    Rencontre avec l'oeuvre d'un poète connu ou méconnu


    En deuxième partie :
    présentation d'un poète qui n'a pas encore publié ou qui vient de publier son premier livre
    Dans chaque soirée Scène ouverte aux poètes qui souhaitent lire ou chanter leurs textes.

    *
    Pour toute information : Christian MALAPLATE délégué régional
    – téléphone 0681076141 Christian.malaplate@wanadoo.fr

    Si vous désirez connaître les thèmes choisis en 2008/2010 et 2011/2012
    Vous pouvez me les demander

    Salle Pétrarque

     vous trouverez ci-dessous l'année en cours

    pour les autres années 2008 à 2015, elles sont disponibles

    sur simple demande

    Salle Pétrarque

    Salle Pétrarque

     

    Salle Pétrarque * poèmes 2016

     Poèmes des participants

    Poèmes de quelques participants à la soirée de poésie  du 8 décembre 2016

     

     

    Pieds nus sur la terre sacrée (textes des indiens d’Amérique du Nord)

    Pieds nus sur la Terre / Poème de Frédéric FEUTRIER

     

    Pieds nus sur la Terre dévoilée par les rayons d’un âge qui se lève mon âme rêve éblouie et insoumise dans l’aurore promise mon âme fière et altière

     Pieds nus sur la Terre environnée de mystère mon âme s’envole dans une danse folle tourbillonnant dans les nuages et la splendeur de l’éther

     

    Pieds nus sur la Terre hâlée dans le sillon de l’extase mon cœur s’embrase et répand ce parfum de mystère dans l’horizon ouvert

     Tel un regard clair posé sur le ciel la lumière d’une heure nouvelle déploie ses ailes

     

    Pieds nus sur la Terre sacrée Par une nuit sans âge la Terre dévoile son immémorial secret comme un insigne hommage 

     

    Pieds nus sur la Terre qui danse trainées d’étoiles profanées dans l’éclairage de villes damnées et l’ombre de leurs désirs fanés sur la tombe de l’inconscience

     

    Pieds nus sur la Terre sacrée sous le voile nacré des étoiles l’horizon blessé épanche le sang de son visage versé sur d’uniques paysages 

    Et les hommes s’affairent sous une pluie de fer noire comme les nuages d’un ciel d’orage

     

     Pieds nus sur la Terre sacrée dans le sillage de l’aurore l’humus s’évapore le flottement des sens en une légendaire clairière Non pas un mirage mais le voyage d’un homme sage Et lentement les bruits s’estompent tandis que dehors l’orage gronde

     

    Pieds nus sur la Terre sacrée j’écris ce chant pour tous Ses enfants unis par le même sang et pour tous les océans ce chant qui se perd   sous les rayons de la lune dans les tourbillons et l’amertume de l’écume nacrée

     

    Pieds nus sur la Terre sacrée l’encens de ces paroles s’élève en une intense parabole reflétant d’immémoriales secrets sous la lueur lactée des étoiles et dans la brume opalescente tandis que mon âme danse réveillant le mystère de la nuit dans le sanctuaire d’un amour infini 

     

    Pieds nus sur la Terre voilée par les vapeurs de l’aurore et la magie silencieuse de la nuit la flamme de ces paroles nourrit la Terre hâlée par les rayons d’un soleil et d’une passion sans souillure portés par une âme pure tel un orage sans nuages éclatant dans un ciel sans âge

     

     Pieds nus sur la Terre sacrée j’écris ce chant pour tous les temps j’écris ce chant à l’univers et à la Voie Lactée qui répand Sa Lumière dans nos cœurs pénétrés de mystère

     

     Je te sens en éveil près de moi.

      

    Je te sens en éveil près de moi.

    Tes longs cheveux reposent sur mon épaule.

    Ton visage se colore d’un rose tendre.

    Je prends dans ta main le goût de l’infini.

     

    Les coquelicots rougissent le pré

    Où serpentent silencieusement des rigoles.

    Le vent parfois couche les hautes herbes.

    Tout devient un tableau dans les pas d’un promeneur.

     

    Cette soif d’infini suscite tant d’angoisse

    Que j’ai peur de passer sans laisser de traces.

    Pourtant j’ai gravé mes initiales dans l’écorce d’un arbre jeune.

    Et mon cri se mêlera aux blancheurs d’un ciel si bas.

     

    Je tente d’ouvrir les portes des nuages sur le fil étiré de mes rêves.

    Je n’ai pas encore ressenti le goût acide de la séparation.

    Je ne veux pas que mon âme enténèbre le jardin de la passion.

    Sur les routes de la nuit je cherche le regard qui pardonne.

     

    Il y a le vent qui transporte l’odeur des terres parmi les branches des saisons.

    De longues confidences traversent des contrées vers une fenêtre côté levant.

    Ainsi commence le voyage pour saluer une terre libre

    Et dans une écriture secrète le temps livre de belles enluminures.

     

    Salle Pétrarque * poèmes des participants

     

     

     

     

    Christian Malaplate Mas du Gua 28 novembre 2016

     

    Paroles indiennes

    Apprends à observer. Chaque matin, la nature t’enseigne le retour de la vie. Chaque arbre est un objet de respect. Ne retiens pas les mauvaises pensées, les sentiments de colère, de crainte ou de culpabilité. Regarde les passer comme les oiseaux du ciel, sans laisser de traces.

    La paix n’arrive jamais par surprise. Elle ne tombe pas du ciel comme la pluie. Elle vient à ceux qui la préparent.

    La simplicité n’est jamais banale ni ennuyeuse. Sa richesse est infinie, sans cesse nouvelle pour celui qui regarde le monde avec des yeux neufs. Sois attentif au silence, protège-le car il contient tous les rêves des hommes.

    Descends en toi et tu découvriras des soleils oubliés par les hommes, qui pourtant n’ont jamais cessé de briller. Arrache les rideaux d’ombre, contemple l’univers dans son infinie sagesse.

    L’homme de sagesse ne se détourne pas de ses frères. Il les considère comme faisant partie de lui-même. Sans eux, il devient comme l’oiseau privé d’ailes, comme le poisson rejeté par la rivière, qui meurt asphyxié sur la berge.

    L’Indien préfère le doux son du vent s’élançant comme une flèche à la surface d’un étang, et l’odeur du vent lui-même, lavé par la pluie de midi ou parfumé par le pin.

    L’air est précieux à l’homme rouge car toutes choses partagent le même souffle : la bête, l’arbre, l’homme, tous épousent le même souffle.

    La fraternité n’est pas réduite à la communauté des hommes, à son environnement immédiat. Elle s’étend jusqu’aux étoiles les plus lointaines.

    Quand tu médites, le ciel s’ouvre à l’intérieur de toi.

    Le guerrier est celui qui peut transformer, l'ignorance et l'agression en action juste. Parce qu'il comprend le processus de la pensée et les lois de la nature. Pour cela, Il n'a pas besoin d'armes.

     Salle Pétrarque * poèmes des participants

     

     

     

    Manuela Parra : Hommage au Poète Marcos Ana -Il y a quelques jours, à 96 ans la voix du Poète Marcos Ana se taisait à jamais. Un poète singulier qui nous offre une œuvre fondamentale d’amour en l’humanité. Ce jeune républicain espagnol de 18 ans, emprisonné dans les geôles franquistes en 1939, est resté libre. Et la prison n’a pas pu lui  ôter la liberté de penser, d’écrire sans cesse son amour de la liberté.

    -«Dites-moi comment est le baiser d’une femme,

    Donnez- moi le nom de l’amour,

    Je ne m’en souviens plus »

    «Dites-moi ce qu’est un arbre,

    Dites-moi le chant d’une rivière

    Quand elle se couvre d’oiseaux »

    Œuvres du Poète :

    Poèmas desde la cárcel

    España a tres voces

    Decidme como est un árbol

    Vale la pena de luchar….

    ...

    Mi casa y mi corazón                        Ma Maison et mon coeur

    Si salgo un día a la vida                                  Si je reviens à la vie

    mi casa no tendrá llaves :                               Ma maison n’aura pas de clé

    abierta siempre a los hombres,                                   Toujours ouverte aux hommes

    al sol y al aire.                                                Au soleil et à l’air.

     

    Que entren la noche y el día.                          Que le jour et la nuit y entrent

    Y la lluvia azul. La tarde.                               Et la pluie bleue et le crépuscule

    El rojo pan de la aurora.                                 Le pain rouge de l’aurore.

    El campo : sus verdes mástiles.                                  La campagne : ses fûts verts

     

    Que la amistad no detenga                             Que l’amitié n’arrête jamais

    sus pasos en mis umbrales.                            Ses pas sur mon seuil

    Ni la golondrina, el vuelo.                              Ni l’hirondelle son vol

    Ni el amor, sus labios. Nadie.                         Ni l’amour ses lèvres. Personne.

     

    La casa y el corazón                                       La maison et le cœur

    nunca cerrados : que pasen                            Jamais ne seront fermés : qu’ils passent

    los pájaros, los amigos,                                              Les oiseaux, les amis

    el sol y el aire.                                                Le soleil et l’air.

          

    Salle Pétrarque * poèmes des participants

                     

     

     

     

    Mère Nature -          Virginia BLANCO

    Je suis l'herbe fraîche

    Et la mousse sur le rocher,

    Je suis les pétales de fleurs

    Qui ne veulent obéir,

     

    Je suis la terre, le feu sacré,

    Le vent qui courbe,

    Je suis la mer qui enfante

    Les rêves des innocents,

     

    Je suis l'instant inassouvi

    Et puis le moment où tu crois

    Que le bonheur appartient aux anges

    Dans un vert bosquet.

    Je suis la rousse, la brune,

    La divine blonde aux yeux fermés,

    Pour mieux sentir la nature

    Me créer et chuchoter tout bas :

     

    Que la vie est en moi

    Et en toi aussi,

    Que le rêve n'est pas illusoire

    Si tu le crées avec tes doigts,

     

    Que le bonheur est à portée

    Si tu sais le déchiffrer,

    Que ta chance tu l'insuffles

    Si tu apprends la confiance.

     

    Je suis la vie

    Qui aspire

    Le tourbillon des éléments,

     

    Je suis le paradis qui jouit

    Avec les cieux

    Posés en ton sein.

     

    Je suis le tout,

    Tu es moi,

    Je suis la Terre Mère,

    Ne me dénature pas !

    ---------

    Attentive / Déchirée

     

    Je porte mes craquelures

    Dans un élan de survie

    Et aspire le monde

    Pour te l’offrir.

    Souffle de tourments

    Enlisé dans les méandres

    De l’imposture.

    Corps déchiré,

    Harmonie étrange

    Posée sur mon sourire

    Qui défie les Dieux.

    Rondeur du silence

    Sur ma poitrine ouverte

    Et mes entrailles

    Dénouant les aveux.

    Je suis assise

    Sur le socle de vie,

    Laissant l’empreinte

    De mon galbe nu.

     Salle Pétrarque * poèmes des participants

     

     

     

    Œuvre, Claude Balgalier texte : Virginia Blanco (Atelier littéraire à  Teyran le dimanche 20 novembre 2016)

     

    Une vie

     

    Le rouge-gorge posé

    Sur les rides du monde

    Eclaire son visage fatigué.

    Les pétales s’accrochent

    A la mélancolie

    Et les mots s’échappent

    Par ses prunelles bleues.

    Comment nommer l’indicible ?

    Comment nettoyer les erreurs ?

    S’accrocher à la branche de l’espoir,

    Laisser les corolles

    S’ouvrir à la nuit,

    Rejoindre l’autre rivage,

    Ôter le foulard bleu

    Pour adoucir ses traits

    Avec le poids de l’existence

    Comme seul ami.

     

    Ecoute ses prières !

    Ecoute le chant du rouge-gorge

    Qui fait renaître les vérités

    Et laisse les maux

    Se peindre à l’horizon,

    Figeant la beauté d’une vie.

     

    Œuvre Léo-Vinh- texte : Virginia Blanco (Atelier littéraire à Teyran le dimanche 20 novembre 2016)

     

     

    Salle Pétrarque * poèmes des participants

     

     

      

     

    A L'ENVERS

     

    Poète, ma terre tourne à l'envers !

     

    Soleil orange, planète bleu délavé,

    Mer gris pétrole, sable noir,

    Tes oiseaux englués, ailes si lourdes.

     

    Poète, peins les mots d'azur,

    Rêve à l'écume et à la vague,

    Retourne le sablier sur la plage désertée,

    Multiplie le pain à l'envi.

     

    Poissons retournés, boues rouges,

    Espèces disparues,

    Les fleurs pleurent leur abeille butineuse.

     

    Poète, laboure un sol toujours fécond,

    Sème tes graines fertiles,

    Dessine les pétales de la pensée,

    En ta main, un rameau d'olivier.

     

    Source, tu perds ton eau,

    Forêts détruites oubliées,

    Larmes du glacier épuisé.

     

    Poète, teinte de givre les glaces éternelles,

    Allume les étoiles,

    Réveille la brise de l'espoir,

    Écrit l'amour sur l'arc en ciel du printemps.

     

    Poète, ma terre tourne à l'envers !

     

     *

    VOICI VENIR LE TEMPS

     

    Voici venir le temps du marcheur.

    En tes mains la plume

    Bourdon patiné par le temps,

    Bâton d'espérance à la hampe d'olivier.

    Depuis toujours tu marches 

    Sous un ciel drapé de voiles roses,

    Semant des gouttes de lumière 

    Sur le bord du chemin.

     

    Voici venir le temps du veilleur.

    Tu trembles avec les cyprès sous le houppier,

    Quand le vent se déchaîne. 

    Tes mots affûtés à la cire d'abeille,

    Polis par la pensée,

    Sont emportés par un souffle de clarté.

    Dès que l'aube se pare d'une nouvelle robe,

    Tu cueilles le jour entre ombre et lumière.

    Sentinelles vigilantes, tes pépites d'espoir

    Éclairent la nuit des guerriers aveugles.

     

    Voici venir le temps du passeur.

    Avant que les nuages n'avalent les étoiles,

    Que le drap de la nuit n'étende son manteau de désespérance,

    Ton flambeau rougeoie jusqu'à tutoyer le ciel.

    Ton épée de lumière devient corne de brume,

    Façonne une petite brèche dans le mur opaque.

    Au loin l'horizon

    Tout au bout du jour.

     

     Nicole Portay

     

     Salle Pétrarque * poèmes des participants

     

     

     

     


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